Aller au contenu principal

Les programmes de génétique caprine Gènes+ et Gènes Avenir ont 30 ans à eux deux !

Créé en 1992, le programme Gènes+ a été une révolution dans l’organisation du schéma génétique français. En 2018, Gènes Avenir a pris le relais et propose différents niveaux d’engagement aux éleveurs. Trois acteurs de ces évolutions témoignent de leur importance.

 

Pierre Martin, directeur de CapGènes

Gènes+, le début de la force collective

« À sa création en 1992, Gènes+ a été une révolution dans l’organisation du dispositif génétique français pour les alpines et les saanens. Construit sous l’impulsion des éleveurs accompagnés par le ministère de l’Agriculture et de l’Itovic (Idele aujourd’hui), l’idée était d’avoir une structure pour créer et diffuser le progrès génétique. Gènes+ a également permis d’améliorer l’évaluation génétique, de mesurer la connexion entre les troupeaux, ouvrant la possibilité de comparer des animaux de cheptels différents. Les objectifs de sélection ont aussi pu être diversifiés. C’était un contrat fondateur entre les trois acteurs de la génétique : contrôle de performance, entreprises de mise en place et organisme de sélection. C’était le début de la force collective.

Ouvert à tous

Depuis, ce programme commun a évolué et est devenu Gènes Avenir en 2018. En proposant différents niveaux d’engagement aux éleveurs, il répond à leur demande. Ouvert à tous, il est basé sur une offre de services modulable, s’adaptant aux objectifs de chacun.

Le programme évolue sans cesse depuis trente ans avec l’intégration de nouveaux caractères régulièrement, l’évolution des index et des outils d’aide à la décision. La diversification des objectifs de sélection fait partie des prochaines étapes. Des caractères pour améliorer la longévité des animaux sont à l’étude.

Bien sûr, ce travail collectif ne fonctionne que si suffisamment d’éleveurs s’engagent. Plus il y a de membres, plus le schéma est performant et moins il coûte cher. »

Thierry Gabriel, éleveur à Saint-Just-Chaleyssin (Isère), 140 chèvres saanens, producteur fermier

Un outil au service des éleveurs

« Installé en 1978, et tout juste retraité, je me suis passionné pour la génétique dès mon installation sur la ferme de mes parents, eux-mêmes éleveurs de chèvres. À l’époque, il n’existait pas d’organisme de sélection et les éleveurs échangeaient des boucs entre eux. Puis il y a eu la création de l’Upra caprine et de CapriGènes. Au départ, les animaux n’avaient une valeur que dans leur troupeau.

Comparer les animaux

La création de Gènes+ en 1992 a pérennisé la fonction de production et vente de doses sélectionnées de l’Upra, avec les prémices des index. Les performances des animaux ont pu être comparées et on a lancé la sélection dans toute la France. Gènes+ a aussi permis de fiabiliser les données et les chèvres sont devenues comparables à l’ensemble du troupeau français.

Depuis, la progression génétique a été très importante. Dans mon élevage, nous avons gagné 8 points de taux protéique et 25 % de rendement fromager en trente ans grâce au progrès génétique. J’aurais aimé utiliser les possibilités offertes par la génomique sur mon troupeau. Elle permet de connaître la valeur génétique d’un animal dès sa naissance, mais ce sera pour mon successeur… »

Jean-Luc Bonné, technicien CapGènes

Redynamiser le progrès génétique

« La création de Gènes+ a permis de relancer la dynamique du progrès génétique. Cette remobilisation a montré que le schéma génétique apportait des résultats positifs sur les taux, la morphologie… des animaux issus d’IA. Depuis, deux étapes m’ont marqué. La première a marqué une génération, c’est l’intégration de l’indice morphologique caprin (IMC) dans l’index combiné caprin (ICC). Les éleveurs ont pu travailler conjointement la production laitière, les taux et la morphologie. La seconde est l’arrivée du PAM, le logiciel d’accouplement optimisé. Dans peu de temps, la génomique qui se développe va permettre de progresser plus rapidement et d’intégrer des caractères différents. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Chevreaux</em>
Plus que deux abatteurs de chevreaux en France
La fermeture de l’atelier d’abattage de chevreaux de Palmid’Or en Saône-et-Loire fragilise un peu plus la filière caprine puisque…
<em class="placeholder">boucs de race saanen</em>
Des contraintes pour génotyper ses boucs et chèvres
Depuis le début de l’année, les éleveurs ont la possibilité de faire génotyper leurs boucs et leurs chèvres. Une quarantaine d’…
<em class="placeholder">Troupeau de chèvres vu de drone</em>
Elevage : Les ruminants entretiennent la qualité des sols
Par les prairies et les effluents, l’élevage de ruminants contribue au maintien de la matière organique, à la réduction de l’…
<em class="placeholder">Joël et Valérie Forêt, éleveurs dans les Deux-Sèvres, au milieu des chèvres</em>
« En élevage caprin, on ne travaille pas toute l’année 70 heures par semaine ! »
Les éleveurs de chèvres travaillent beaucoup, mais pas toujours jusqu’à 70 heures par semaine. Des éleveurs de Nouvelle-…
Trois bouchers découpent du chevreau
Viande de chevreau : immersion au cœur de « Tablée à la ferme » dans le Rhône
Éleveurs de chèvres, bouchers et professionnels de la filière caprine se sont réunis le 18 mai dans le Rhône à l’occasion de «…
<em class="placeholder">Ma vie avec les chèvres</em>
Ma vie avec les chèvres
Ma vie avec les chèvres est un récit sensible où les chèvres parviennent à réparer les fragilités intérieures de l’auteur.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Chèvre
Consultez les revues Réussir Chèvre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Chèvre