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Pâturage
Des recherches pour relancer le pâturage

Pour lutter contre les parasites gastro-intestinaux ou rendre accessible de nouveaux types de surfaces, la recherche française et internationale explore différentes pistes pour que les chèvres se remettent à l’herbe.

Les chèvres vont retrouver le goût des prairies. De par le monde, la recherche agronomique apporte des solutions pour faciliter le pâturage des caprins. En Espagne par exemple, des chercheurs réussissent à faire pâturer les oliveraies sans que les chèvres touchent aux feuilles des arbres. La recherche agronomique tente d’apporter des solutions aux principaux problèmes du pâturage caprin : les vers gastro-intestinaux et la rapide apparition de résistance des parasites aux traitements.

Pourtant, le pâturage des chèvres présente bien des intérêts. Les atouts économiques de l’herbe pâturée sont appréciables quand les éleveurs ont besoin de réduire les coûts de production. Les prairies, en particulier celles avec plusieurs espèces végétales, offrent pérennité, souplesse d’exploitation et résistance aux aléas. De quoi développer des systèmes autonomes et économes.
En Rhône-Alpes, les essais et les observations menés à la station expérimentale caprine du Pradel ont montré que des chèvres pouvaient produire plus de 800 kilos de lait par an en valorisant des prairies temporaires avec de faibles quantités d’aliments concentrés.

En Poitou-Charentes, avec le besoin de réduire le coût de production, tant économique qu’énergétique, le réseau Redcap a été mis en place à la demande des éleveurs. Ce dispositif de recherche appliquée, géré par le Brilac, complète le nouveau dispositif expérimental Patuchev installé à Lusignan dans la Vienne. Cette installation de l’Inra qui sera inaugurée officiellement en avril fera l’objet d’un article dans le prochain numéro de La chèvre.

En se donnant de nouveaux outils, les chercheurs vont pouvoir apporter aux éleveurs des pistes pour combiner les atouts de la prairie et le potentiel de production des chèvres. Même si la recherche de connaissance est toujours une longue marche, on peut espérer des retombées positives pour concilier performance agronomique, zootechnique, économique et environnementale.

La suite dans le dossier de La chèvre n°315 de mars/avril 2013 pages 20 à 29

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