Aller au contenu principal

L'astuce de Bertrand Bluet, chambre d’agriculture de l’Indre
« De l’enrubannage dans la ration des chèvres "

"Avant toute chose, il faut s’interroger sur la qualité de l’enrubannage qui peut être variable tant sur sa matière sèche que sur sa valeur alimentaire ou son état de conservation. Les conditions d’utilisation varieront énormément en fonction de ces paramètres. Ainsi, des analyses régulières sont fortement recommandées. Pour autant quelques règles générales peuvent être retenues. Il faut introduire l’enrubannage progressivement, pas plus de 200 à 300 g/j/chèvre au début, en préférant le distribuer après un fourrage plus grossier bien consommé.

"Rationner l’enrubannage de bonne qualité"

La complémentation doit être adaptée au fur et à mesure. Par exemple, la substitution d’un kilo de matière sèche de foin à 0,65 UFL par de l’enrubannage à 0,85 UFL doit donner lieu à une baisse de 200 à 300 g de concentrés pour prendre en compte l’augmentation de la valeur de la ration fourragère et la probable hausse d’ingestion globale.

Pas de refus sur la litière

Si l’enrubannage est de bonne valeur alimentaire, son rationnement est indispensable. Pour autant il peut être incorporé à des niveaux très variables (de 0,5 à 2 kg de MS) en fonction du reste de la ration et des besoins des animaux. Il faut piloter la quantité distribuée en fonction des refus, de la production laitière et du comportement des animaux. En pratique, on tolérera peu de refus en s’assurant d’une consommation minimum (0,4 kg) de fourrage plus fibreux par ailleurs. La botte doit être entièrement consommée en deux à trois jours selon la matière sèche et la température extérieure en écartant les bottes présentant des traces de moisies. Dans tous les cas il faut surveiller son évolution après ouverture. D’autre part, les refus doivent être impérativement évacués et ne pas être mis en litière pour limiter les risques sanitaires. »

Pour approfondir cette thématique, rendez-vous le jeudi 26 septembre 2019 à l’Inra de Lusignan pour la 3e édition de la Journée technique Cap’Vert.

Les plus lus

<em class="placeholder">Chevreaux</em>
Plus que deux abatteurs de chevreaux en France
La fermeture de l’atelier d’abattage de chevreaux de Palmid’Or en Saône-et-Loire fragilise un peu plus la filière caprine puisque…
<em class="placeholder">Equipement / récolte des fourrages / pressage de foin / round-baller</em>
Trois phases de séchage pour faire du foin
L’herbe coupée va rapidement perdre son eau les premiers jours puis le séchage va ralentir. Soleil, interventions raisonnées et…
<em class="placeholder">Accéléromètres fixés sur les cornes des chèvres créoles</em>
Des accéléromètres sur les cornes des chèvres créoles
En Guadeloupe, l’Inrae teste des accéléromètres sur les cornes des chèvres créoles pour analyser automatiquement leur…
<em class="placeholder">boucs de race saanen</em>
Des contraintes pour génotyper ses boucs et chèvres
Depuis le début de l’année, les éleveurs ont la possibilité de faire génotyper leurs boucs et leurs chèvres. Une quarantaine d’…
<em class="placeholder">Troupeau de chèvres vu de drone</em>
Elevage : Les ruminants entretiennent la qualité des sols
Par les prairies et les effluents, l’élevage de ruminants contribue au maintien de la matière organique, à la réduction de l’…
<em class="placeholder">Joël et Valérie Forêt, éleveurs dans les Deux-Sèvres, au milieu des chèvres</em>
« En élevage caprin, on ne travaille pas toute l’année 70 heures par semaine ! »
Les éleveurs de chèvres travaillent beaucoup, mais pas toujours jusqu’à 70 heures par semaine. Des éleveurs de Nouvelle-…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Chèvre
Consultez les revues Réussir Chèvre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Chèvre