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Dr Carine Paraud, chargée de projet de recherche en parasitologie à l’Anses
Comment prévenir les résistances des strongles gastro-intestinaux aux anthelminthiques en élevage caprin ?

La résistance aux anthelminthiques se caractérise par une proportion de strongles adultes capables de survivre au traitement par une molécule anthelminthique plus importante dans la population résistante par rapport à la population générale. Cette résistance se transmet d’une génération parasitaire à une autre.

Le phénomène de résistante est quasi irréversible, même après l’arrêt des traitements

Les gènes responsables de la résistance sont présents, mais peu fréquents dans la population générale. Les strongles adultes qui en sont porteurs sont sélectionnés sous l’effet des traitements anthelminthiques, selon un mécanisme spécifique à chaque famille de molécule. Le niveau de résistance dans le troupeau augmente au fil du temps et de façon invisible pour l’éleveur. Ce phénomène est quasi irréversible, même en l’absence d’utilisation de traitements anthelminthiques.

Bien doser le traitement

Les facteurs de risque de survenue et de diffusion de résistance sont liés aux traitements anthelminthiques et à leur utilisation : usage excessif, sous-dosage des médicaments, absence de traitement de quarantaine lors d’achat de chèvres infestées ou traitements en l’absence de population parasitaire « refuge ». Une population « refuge » est constituée de parasites échappant à la pression de sélection exercée par le traitement (strongles adultes chez des chèvres laissées non traitées ou larves infestantes présentes sur la pâture).

La prévention de la résistance nécessite une gestion intégrée du parasitisme, associant diverses méthodes complémentaires et une utilisation raisonnée des anthelminthiques. Parmi les voies de raisonnement, il est préconisé de limiter le nombre de traitements (utilisation de méthodes complémentaires permettant de ralentir le développement des infestations, diagnostic par coproscopie), d’éviter les sous-dosages (posologie caprine, estimation correcte du poids) et de préserver des « refuges » par la réalisation de traitements sélectifs.

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