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Céline Vannier, mère et agricultrice, aménage ses journées pour être « disponible pour les enfants »

Céline Vannier est agricultrice en Normandie et mère de deux garçons, de 2 et 4 ans. Un métier très prenant qui lui permet malgré tout de s’organiser pour être souvent disponible pour les enfants. Elle apprécie de pouvoir leur offrir un cadre de vie à la campagne. « On est bien » dit celle qui épate les petits au volant de son gros tracteur.

© DR

Etre chef d’exploitation agricole et mère. Cette vie doublement intense est celle de Céline Vannier depuis quatre ans. En 2016, elle s’est installée sur l’exploitation pour aider son père agriculteur et prendre sa suite. Mère de deux enfants, elle vit avec sa conjointe, manager chez Mc Do, sur la ferme située en Normandie, dans l’Eure. Baptiste et Lucas, 4 ans et 2 ans, sont pour le moment très contents d’avoir une maman agricultrice, qui conduit des gros engins agricoles. « Ils sont petits, ils sont fascinés par les tracteurs, comme tous les enfants », raconte-t-elle. « Quand ils seront plus grands, je les emmènerai avec moi ».

« Je vais chercher les enfants à l’école, c’est important »

Etre mère et agricultrice est un peu plus compliqué qu’être mère et institutrice, le métier exercé par sa propre mère. « On est moins disponible pour les enfants », observe-t-elle. « En période de semis et de récolte, je les vois assez peu. Aux autres périodes, on se voit plus ». Dans ces moments plus calmes, elle se rend disponible et tient, par exemple, à aller les chercher à l’école. « Ca compense les fois où je suis absente pendant 3 ou 4 jours ».

Au quotidien, le métier d’agricultrice lui donne une certaine liberté dans le choix de ses horaires, ce qui permet d’organiser les semaines de travail du couple. Travailler tôt ne lui fait pas peur et certains matins, sa journée de maman commence après quelques heures de labeur dans les champs. Si elle ne peut pas leur consacrer tous ces week-ends ni toutes ses soirées, Céline pense qu’elle offre un cadre de vie épanouissant à ses enfants. « On est à la campagne, on est bien » dit la jeune maman qui ne pensait pourtant pas la même chose en étant adolescente. A cette époque, elle préférait ne pas être à la ferme, et avant de revenir sur l’exploitation familiale, son parcours professionnel l’a mené notamment à Aubervilliers, en banlieue parisienne.

La campagne, cadre de vie de l'enfance épanouissant

Pourtant, elle se rappelle aussi beaucoup de bons moments de son enfance. Les tours de plaine avec son père, faire la moisson, dormir à la ferme où habitaient ses grands-parents. « Aller chercher les œufs au poulailler avec ma grand-mère, c’était un grand bonheur », se souvient-elle.

« Courir à travers champs », c’est ce qu’elle veut pouvoir offrir à ses enfants quand ils seront un peu plus grands. Une vie au contact de la nature, « ce n’est pas ce que j’ai voulu reproduire à la base mais ça me va bien », observe-t-elle aujourd’hui. « Je pense que c’est pas mal pour les enfants ! ».

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