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[Cantines scolaires] Ne dites pas aux enfants qu’il y avait des limaces dans la salade

L'heure du repas dans une école de l'Aisne. L’alimentation, un des éléments d’une qualité de vie pour les enfants.
© J.-C. Gutner – archives

Fin janvier, le Conseil constitutionnel a retoqué, pour des raisons de forme, l’article 192 de la loi « égalité et citoyenneté » qui mettait en place une obligation d’introduire 20% d’alimentation bio et locale dans la restauration collective publique. Une décision que déplorent en cœur la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) et l’association Agir pour l’environnement. Pour les deux organisations, il s’agissait pourtant « d’une mesure de justice sociale qui aurait permis un égal accès à une alimentation saine et de qualité […] tout en assurant des débouchés stables pour les paysans », selon les propos rapportés par Agra.

Qu’à cela ne tienne. Sans attendre, plusieurs communes ont décidé d’aller dans le sens d’une hypothétique réglementation.

A Combourg, en Ille-et-Vilaine, les deux cantines scolaires servent du frais « made in France », rapporte le journal Terra. Seules, les pâtisseries sont surgelées, tout le reste est cuisiné sur place. Luc Citré, « cuistot » en chef, veille à la qualité, des viandes en particulier. Il ajuste également les quantités dans les assiettes et a entrepris, avec son équipe, depuis la rentrée 2016 de réduire les déchets et le gaspillage. 

Autre exemple, cette fois dans le Sud, à Barjac dans le Gard, où la cantine scolaire a choisi de passer au 100 % bio, sans augmenter le prix du ticket pour les parents. Pourtant, les limaces dans la salade et les vers dans les légumes, ça complique un peu ! Mais pour compenser les coûts et le temps supplémentaires liés à cette décision, l’équipe municipale a décidé d’agir aussi en amont du projet, en limitant le gaspillage à la source. Les repas servis à table permettent de mieux adapter les quantités. Et il a fallu aussi encourager les enfants à découvrir des plats différents : le fameux apprentissage des nouveaux goûts. Résultat : 250 repas servis chaque jour au prix inchangé de 2,50 € le repas. Et pour Mr le maire, Edouard Chaulet, qui s'exprime dans une vidéo en ligne, c’est une évidence : « quoi de plus utile à faire de l’argent public que de bien faire manger les enfants ? » A méditer.

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