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Abattage rituel
Un étiquetage à l'étude pour enterrer la polémique

Bruno Le Maire a tenu le 8 mars une conférence de presse sur l’abattage rituel. Concernant la bataille des chiffres, le Ministre a présenté ceux de l’année 2010 portant sur les 255 abattoirs de ruminants en activité, selon lesquels 12 % des gros bovins sont abattus rituellement en France (le chiffre est identique que l’on s’exprime en nombre de têtes ou en tonnage). Un pourcentage qui monte à 42 % en nombre de têtes et 49 % en tonnage pour les ovins-caprins.



Le Ministre a aussi rappelé l’anticipation de l’application du 28 décembre 2011 qui encadre la pratique de l’abattage rituel en liant avec des commandes commerciales le justifiant, ainsi que le déroulement de la procédure d’autorisation (niveau d’hygiène, matériels, méthodes et équipements requis, qualification du personnel, modes opératoires, contrôles vétérinaires et sanctions).

 


Bruno Le Maire a d’autre part annoncé que le travail sur la mise en place d’un étiquetage obligatoire des conditions d’abattage est d’ores et déjà entamé. Celui-ci risque d’être long car il faut d’abord que l’Europe se prononce en sa faveur avant que la France n’en définisse les modalités pratiques.

 


Dominique Langlois, président d’Interbev, a précisé que « pour le consommateur, cet étiquetage ne sera en aucun cas exhaustif sur le mode d’abattage dans la mesure où les viandes importées hors de l’Union européenne pourront être issues d’abattage rituel et resteront non étiquetées comme telles, générant ainsi une distorsion de concurrence. Ce nouveau dispositif constituera un handicap à la compétitivité de la filière viande française. »

 


Il présente aussi des risques de stigmatisation des consommateurs achetant halal ou casher. Nicolas Sarkozy s’y était déclaré favorable et avait aussi fait un rappel au principe de la laïcité, notamment au sujet des cantines scolaires. François Hollande, lui, s’est prononcé pour une future concertation avec les professionnels sur les conditions d’abattage des bêtes.

 


L’entreprise Alazard et Roux dans les Bouches-du-Rhône a décidé de devancer cette obligation dès la mi-mars, en mettant en place des étiquettes « abattage conventionnel garanti ». Elle dispose d’un site pratiquant exclusivement l’abattage conventionnel et d’un autre site qui ne fait que du halal.

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