Marché au cadran Second ring de vente pour la Sicafome

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Pour faire face à la mise en marché d’un volume croissant d’animaux, le conseil d’administration de la Société d’intérêt collectif agricole des foires organisées de Moulins Engilbert, (Sicafome) dans la Nièvre avait décidé en avril 2004 de créer une seconde salle des ventes. Après un long murissement du projet, celui-ci vient de voir le jour et constitue une belle preuve de réussite pour cette structure commerciale qui a eu 25 ans cette année. Ces nouveaux investissements ont été officiellement inaugurés le 19 septembre dernier et les premiers animaux devaient investir cette nouvelle salle des ventes et les 400 mètres carrés de parcs supplémentaires pour le marché du 7 octobre.

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De meilleures conditions de travail

En 2007, 54000 bovins ont été commercialisés par le biais de ce marché au cadran qui draine des animaux en grosse majorité charolais dans un rayon d’une centaine de kilomètres à la ronde. Avec ces derniers temps, plus de 2000 têtes certains jours de marché, les capacités d’accueil des précédentes installations étaient devenues totalement saturées. « Lors de ces grosses journées, les ventes démarrent comme toujours à six heures du matin, mais ne s’achèvent souvent que tard en soirée. Les derniers lots doivent parfois attendre 21 heures pour passer sur le ring », explique Martial Tardivon, le chef des ventes. « Avec ce nouveau ring de vente, nous pourrons terminer à des horaires plus raisonnables dans l’intérêt de tous, tant des apporteurs que des acheteurs et du personnel qui travaille dans notre structure », a souligné Bernard Gauthier, président du conseil d’administration de la Sicafome. L’amélioration de la sécurité et du confort de travail du personnel, mais aussi le bienêtre des animaux ont également été mis en avant. L’investissement a aussi porté sur une plateforme de lavage des camions avec deux pistes pour les semi-remorques et deux autres pour les véhicules de plus faibles dimensions. Le volet environnemental a été tout particulièrement soigné avec la mise en place d’une station d’épuration avec séparateur de phase et lagunage dans l’objectif de recycler l’eau ainsi épurée pour nettoyer les parcs en fin de marché. Le montant total de l’investissement est de 1,474 million d’euros, autofinancé à 60 %, le reste étant pris en charge par les collectivités locales.

Un nouveau chef des ventes

Sur le plan pratique, les ventes de bovins démarreront comme d’habitude le mardi matin aux horaires habituels avec l’ambition de terminer le marché autour de quatorze heures lors des journées de très gros apports. L’ancien ring de vente sera désormais réservé aux jeunes animaux maigres plus généralement destiné à l’export, et les nouvelles installations aux vaches adultes et génisses lourdes, des catégories correspondant davantage au marché intérieur français. Un nouveau chef des ventes est en cours de formation et l’extension des structures a permis une embauche supplémentaire à plein temps pour l’entretien global du site.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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