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Savoir produire ce qui se vend

Pour aider les éleveurs à faire des choix, il faut exprimer clairement les attentes de chacun. Un travail au long cours.

Yves Trégaro (FranceAgriMer), Arnaud Degoulet 'Agrial), Thierry Lirot (FCD), Gilles Lechevalier (Bigard), Christophe Pajot (LDC), et Patrice Faucon (éleveur) ont débattu de l'avenir des productions de viande en Normandie.
© V. Quartier

« Nous avons besoin de connaître les besoins des marchés, les attentes des consommateurs. Il faut nous le dire, même si nous devons nous remettre en cause, sinon nous n’avons pas d’avenir. C’est la condition pour être présents demain avec des revenus décents. » C’est ainsi que Laurence Sellos, présidente de la commission normande de l’élevage, a appelé les abatteurs et les distributeurs à plus de clarté dans les attentes des marchés lors d’un colloque organisé le 25 mars dernier par la chambre d’agriculture de Normandie. L’objectif de cette journée était de débattre de l’adéquation offre-demande et d'envisager la filière à l’horizon 2020. Les échanges ont beaucoup porté sur la valorisation de l’image positive de la région Normandie, ses atouts et son potentiel. « Il faut savoir produire ce qui se vend et savoir jouer des forces de la région » a résumé Yves Quilichini, directeur d’Interbev Normandie lors de sa présentation du plan d’action de la filière bovine pour 2020.

Former les commissions d'appel d'offre

La filière veut valoriser les spécificités de la Normandie : un troupeau bovin à orientation laitière et un potentiel fourrager exceptionnel. Pour cela, il faut réussir à valoriser les veaux mâles du troupeau laitier. L’objectif est aussi de développer une contractualisation pour les allaitantes. Aujourd’hui, deux schémas existent déjà et fonctionnent bien : la contractualisation des JB laitiers avec Mc Key et la démarche race Normande. Par ailleurs, Yves Quilichini a souligné l’importance de conserver un maillage du territoire par les abattoirs, mais pas au détriment de la rentabilité. « Il y a onze abattoirs dans la région, toutes productions confondues. Mais ils sont des centres de coût et non de profit, le secteur est en surcapacité. » Enfin, sur la question de la restauration collective, une marque, « Éleveurs de Normandie », est tout particulièrement calibrée pour ce débouché. Mais pour Gilles Lechevalier du groupe Bigard, il faut former et sensibiliser les commissions d’appel d’offre pour qu’elles valorisent l’ensemble des pièces.

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