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Nappes phréatiques
Sécheresse : « les couloirs du Rhône et de la Saône sont les plus préoccupants »

Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM, explique que la situation des nappes phréatiques n’est globalement pas catastrophique. Mais celles de Bourgogne et Auvergne-Rhône-Alpes ont enchaîné trois hivers au cours desquels la recharge n’a pas été suffisante.

Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM © BRGM
Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM
© BRGM

Une sécheresse gravissime, et en plus cet été des cours d’eau à sec dans bien des régions… la situation des nappes phréatiques françaises peut-elle être qualifiée d’exceptionnelle cette année ?

Violaine Bault - En septembre 2019, les niveaux des nappes phréatiques sont globalement bas à autour de la moyenne. L’année 2019 n’est pas forcément exceptionnelle à l’échelle de la France, car au cours de l’été 2017, on avait des niveaux beaucoup plus bas. Grâce à la bonne recharge de 2017-2018 et malgré l’hiver 2018-2019 déficitaire, les niveaux ne sont généralement pas préoccupants. Cependant, une zone se démarque : celle des nappes des alluvions et cailloutis de Bourgogne, des alluvions et des couloirs fluvioglaciaires du Rhône amont et moyen, et des nappes du bassin amont de la Loire (est et nord du Massif central, calcaires jurassiques du Berry) - soit la Bourgogne et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
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