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RUUD : un prototype de robot anti-rumex pour prairies

« Ce robot anti-rumex a été mis au point à la demande d’éleveurs en agriculture biologique », note Frits van Evert, l’un des concepteurs.
« Ce robot anti-rumex a été mis au point à la demande d’éleveurs en agriculture biologique », note Frits van Evert, l’un des concepteurs.
© C. Delisle

Deux chercheurs de l’université de Wageningen, aux Pays-Bas, ont mis au point un prototype de robot destructeur de rumex qu’ils sont venus présenter aux Terrenales (Maine-et-Loire), organisées par la coopérative Terrena. Il a fallu dix années de travail pour élaborer cette machine, baptisée Ruud.

« Ce robot fonctionne de manière autonome, dans ses fonctions et déplacements, sur les parcelles. Pour cela, il est impératif de prédéfinir grâce à un satellite, la limite de la parcelle à parcourir. Le Rudd est équipé d’une balise GPS afin de suivre ce chemin prédéterminé », explique Frits van Evert, l’un des deux concepteurs. Une caméra, montée sur l’appareil, lui permet ensuite de détecter les rumex situés sur son passage. Ce repérage s’effectue grâce à la différence de texture entre l’herbe et le rumex, dont les feuilles sont beaucoup plus grandes. L’idéal est d’intervenir trois à quatre semaines après la fauche. Une fois le rumex localisé, un bras équipé d’un dispositif de broyage (une double lame rotative) se positionne au-dessus de la vivace pour la détruire jusqu’à la racine et ce, à quinze centimètres de profondeur. Trente secondes sont nécessaires entre la détection et le broyage. Les chercheurs estiment qu’une à deux heures par hectare sont requises pour traiter une parcelle, en fonction du degré d’infestation.

Selon les essais conduits aux Pays-Bas, le taux de repousse après ce traitement mécanique, est faible. Le dispositif est efficace en prairies de graminées mais reste perfectible en prairies associées (ray-grass et trèfle par exemple). Des améliorations sont également à apporter en termes de rapidité de travail et de consommation d’énergie. « Le robot fonctionne pour le moment avec un moteur diesel. On envisage d’utiliser un moteur électrique pour le fonctionnement de la foreuse », précise le chercheur. Un problème peut par ailleurs se poser au niveau de l’enfoncement de cette dernière, du fait de sols plus meubles aux Pays-Bas qu’en France. Ce dispositif devrait être disponible d’ici deux ans. Il coûte aujourd’hui 25 000 euros.

Pour en savoir plus

www.ruud.wur.nl

 

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