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Mesures sanitaires et recherches analytiques
renforcer la vigilance en cas d'avortements répétés

L’apparition d’avortements dans un élevage entraîne toujours des interrogations, auxquelles il convient de répondre par une étude des causes et un plan d’action raisonné.

D’un point de vue technique, un avortement est défini comme la mort et l’expulsion du foetus entre le 42e jour et le terme de la gestation.Avant ce stade, on parle de mortalité embryonnaire et, après, de mortinatalité lors du vêlage à terme d’un mort-né. En élevage bovin, les avortements doivent susciter une attention particulière du fait de l’incidence qu’ils peuvent avoir, tant sur le plan économique (perte du veau, décalage de lactation) que sanitaire, car ils sont souvent associés à des maladies contagieuses : brucellose, fièvre Q, chlamydiose, salmonellose, BVD… Rappelons que le premier signe de brucellose est l’apparition d’avortements et que la déclaration de tout avortement est obligatoire auprès de son vétérinaire sanitaire avec une prise en charge par l’État de tous les frais afférents à ce contrôle brucellose (frais de déplacement et d’intervention du vétérinaire sanitaire, frais d’analyses). Dans d’autres situations, ils peuvent être les premiers révélateurs du passage d’un virus comme celui de la maladie des muqueuses (BVD).

Atteinte des seuils d'alerte

Dans tous les cas, dès que le taux d’avortement est supérieur à 2 % sur une campagne ou à trois cas répétitifs sur une courte période, un diagnostic précis de la cause permettra de mettre en place les mesures préventives indispensables pour juguler le problème et empêcher des pertes supérieures à celles déjà subies. Le plan de diagnostic avortement est un outil indispensable à mettre en place afin d’améliorer l’identification des origines et intégrer ainsi un plan raisonné et adapté à l’élevage. Il intègre des mesures sanitaires de base et des recherches analytiques. La mise à disposition de nouveaux outils ces dernières années a permis d’améliorer le taux d’élucidation. Mais le taux de réussite est fortement dépendant de l’observation stricte de cinq étapes (voir ci-contre). Au final, l’application d’un protocole « avortements répétés » donne des résultats « positifs » dans plus de 60 % des cas. La présence de l’avorton pour réaliser les analyses permet de multiplier par trois ou quatre le nombre de chances d’obtenir un résultat de certitude. On peut même prévoir une amélioration de ce score du fait de l’arrivée du diagnostic néosporose et la PCR chlamydiose/fièvre Q. N’oublions pas que l’impact global d’une épidémie de maladies abortives sera fortement fonction de la qualité et de la rapidité de l’application des mesures sanitaires. On retrouve là encore le fameux adage que tout éleveur doit, maintenant, bien connaître : « Le respect des mesures sanitaires de base permet d’éviter 95 % des problèmes sanitaires. » ■

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