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Quel coût pour une assurance prairie ?

Une assurance multirisques pour prairie pourrait remplacer les indemnités versées par le FNGRA.
Une assurance multirisques pour prairie pourrait remplacer les indemnités versées par le FNGRA.
© F. d'Alteroche

Certaines compagnies sont en train de développer une offre d'assurances multirisques pour les prairies qui devraient remplacer les indémintés versées par le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA). De plus, dans le cadre du deuxième pillier de la PAC, une subvention allant jusqu'à 65 % des primes d'assurance est prévue pour augmenter le taux de participation des éleveurs. Pour l'instant, aucun accord n'a été trouvé et des incertitudes restent quant à l'attractivité et l'efficacité d'un tel programme d'assurances. Pour estimer la demande des éleveurs pour une assurance récolte pour les prairies, il est nécessaire de prendre en compte les capacités des éleveurs à gérer les aléas en interne (réduction du risque d'exposition et adaptation mise en place face à une baisse transitoire de production herbagère pour réduire l'impact de l'aléa).

"Ainsi, nous avons conduit une étude afin d'estimer quel prix les éleveurs bovins de type naisseur herbager sont prêts à payer en fonction du niveau de couverture et d'évaluer les conséquences des choix de production et d'assurance sur la sensibilité du profit aux aléas de production fourragère. La substitution entre assurance prairie et auto-assurance (baisse du chargement, stock de fourrage de sécurité) est prise en compte", note les auteurs de l'étude.

Les résultats indiquent que les éleveurs seraient prêts à payer jusqu'à 14 EUR par hectare, 19 EUR et 34 EUR pour couvrir toute leur surface en herbe avec une couverture, respectivement, de 70 %, 80 % et 90 % des rendements moyens. Ces montants sont à moduler en fonction du niveau des stocks de sécurité. D'autre part, si le coût de l'assurance est de 130 % de l'indemnité moyenne reçue et que les primes d'assurance sont subventionnées, la sensibilité des profits aux pertes de production d'herbe supérieures à 30 % est réduite. Si le coût d'assurance est élevé (200 % ou plus de l'indemnité moyenne), le régime des calamités agricoles reste plus favorable à l'éleveur que l'assurance privée subventionnée.

 

Etude présentée lors des Rencontres Recherches Ruminant 2014.

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