Aller au contenu principal

Pinar Meat : un géant des produits transformés

À Izmir, le site d’abattage et de transformation du groupe turc Pinar Meat, construit en 1995, est aux normes internationales.

Au crochet, 
des carcasses de jeunes bovins holsteins passent à 
la découpe. Ils pourraient être classés O2.
Au crochet,
des carcasses de jeunes bovins holsteins passent à
la découpe. Ils pourraient être classés O2.
© DR

À l’entrée, le véhicule passe dans un rotoluve et chaque visiteur remplit un questionnaire sanitaire (tuberculose, hépatite, HIV…). L’usine du site d’abattage et de transformation du groupe Pinar Meat, fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre sauf le week end, et emploie une abondante main-d’œuvre, qui est évidemment beaucoup moins coûteuse qu’en Europe. Environ 1000 personnes travaillent ici et réalisent certaines tâches, notamment l’emballage des produits dans les cartons, qui ailleurs sont automatisées.
Le site d’Izmir est de très loin leader en Turquie sur son secteur. Il est spécialisé dans la fabrication de « delicatessen » de viande bovine : hachés de bœuf à 25 % de matière grasse sous diverses formes et divers gabarits, toute une gamme de salamis de bœuf, et des saucisses de bœuf de toutes sortes, le tout avec une technologie parfaitement maîtrisée. Ce sont 3500 tonnes de produits finis qui sortent de l’usine chaque mois. L’usine fournit aussi les enseignes McDonald’s et Ikea de Turquie.
Les animaux abattus proviennent à 90 % des élevages et ateliers d’engraissement situés dans un rayon de 200 kilomètres autour du site. Le site importe quand cela est possible, des animaux prêts à abattre en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili ou d’Australie. Les produits sont destinés au marché turc sur lequel la marque Pinar est leader avec 20 % des parts de marché pour les saucisses et 34 % pour le salami, ainsi qu’à l’export en Irak, Iran, Syrie… et aussi en Europe. Les demi-carcasses sont lavées à l’eau froide. L’usine est équipée d’un appareil qui réalise en temps réel 60 analyses toutes les trois minutes des teneurs en eau, matières grasses et protéines.



Le résultat de l’usine représente 9,9 % du chiffre d’affaires


Pinar Meat dispose d’une capacité d’abattage de 127 000 bovins, 540 000 agneaux et 1 850 000 volailles. L’entreprise fait partie d’un groupe de très grande taille et très diversifié, Yasar, un des pionniers de l’industrie turque. Yasar est présent sur le secteur des produits de la mer, des produits laitiers (avec trois sites de transformation), l’eau minérale, mais aussi l’industrie du vêtement… Les résultats de l’usine d’Izmir sont spectaculaires : le résultat représente 9,9 % du chiffre d’affaires alors qu’en Europe il plafonne à quelques pourcents dans le meilleur des cas.

Pour en savoir plus



Voir dossier de Réussir Bovins Viande de novembre 2013. RBV n°209, p. 30 à 41.

Au sommaire :

p. 36 - En attendant de remplir l’atelier d’engraissement…
Près d’Izmir, en Turquie

p. 38 - Pinar Meat  : un géant des produits transformés
À Izmir, le site d’abattage et de transformation du groupe turc Pinar Meat

p. 40 - « Depuis quelques semaines, nous percevons des signaux favorables »
Interview de Marc Gesland, MG Trade, exportateur

p. 41 - L’association des éleveurs d’Asmaya rencontre la Limousine
Au Sommet de l’élevage

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Bovins Viande.

Les plus lus

Lorsqu’elle est en position haute, la partie inférieure de la barrière se situe à 5 mètres du sol et n’est donc pas pénalisante pour rentrer dans la stabulation avec du gros matériel et en particulier pour curer le fumier. © F. d'Alteroche
Une stabulation aux nombreuses astuces
Au Gaec de l’Armançon en Côte-d’Or, la principale stabulation héberge 128 vaches suitées. Elle intègre différents équipements mis…
Les jeunes bovins au plus bas alors qu’ils devraient être au plus haut
Alors qu’ils devraient être au plus haut à cette période de l’année, les prix des taurillons finis sont au plus bas. Peu prisée…
La vente directe représente le  débouché pour en moyenne une vache par mois, parmi celles âgées de huit ans maximum. L'éleveur vend également en direct à peu près six veaux par an. © S. Bourgeois
Différents régimes pour l'engraissement des vaches de race Blonde d'Aquitaine
Des séries d’essais ont été menées dans le cadre du projet Défiblonde entre 2016 et 2020 pour affiner les connaissances sur les…
Franck Baechler. "Le bétail aide à redynamiser les flux de carbone." © S. Bourgeois
Franck Baechler : être autonome et construire mon sol
Installé depuis trois ans en agriculture de conservation des sols dans le Loir-et-Cher, Franck Baechler a introduit dans son…
Une rémunération possible des éleveurs pour les efforts fournis en matière de réduction de l’empreinte carbone
Les webinaires d’automne de l’Institut de l’élevage ont été l’occasion de faire un point sur le plan carbone de la filière viande…
 © F. d'Alteroche
Emmanuel Bernard, Interbev : "une OPA sur la viande pour gagner toujours plus »
Emmanuel Bernard, éleveur dans la Nièvre, est depuis fin septembre président de la section gros bovin d’Interbev. Il donne son…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande