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Nette contraction du cheptel bovin ukrainien depuis 25 ans

Nette contraction du cheptel bovin ukrainien depuis 25 ans

Le drame actuellement vécu par l’Ukraine ne doit pas empêcher de jeter un œil sur ce qu’était sa production de viande bovine avant que ce pays ne soit confronté à l’envahisseur russe. Connu pour être le « grenier à blé » de l’Europe, ce pays est plus réputé pour ses vastes et riches plaines céréalières que pour son élevage bovin.

Ce dernier repose essentiellement sur la production laitière avec une véritable fonte de ses effectifs ces vingt dernières années. Comme le souligne un récent rapport de l’Institut de l’élevage, le nombre de vaches est passé de 6 à 2 millions entre 1998 et 2018.

Et il s’agit presque exclusivement de vaches laitières dans la mesure où en 2018 le cheptel allaitant ne dépassait guère 22 000 mères. La production ukrainienne de viande bovine est donc d’abord un sous-produit du lait. Elle est surtout en net recul compte tenu de l’évolution des effectifs.

« L’Ukraine n’a pas de tradition de consommation de viande de bœuf grillée valorisant les muscles nobles. La moitié des volumes serait consommée sous forme de saucisses, en mélange avec du porc », précise l’Institut de l’élevage. Et de souligner que si l’abattage à la ferme est officiellement interdit ; il est de fait toléré.

Cela concerne en particulier une part des animaux issus de micro-élevages où la viande est destinée à l’autoconsommation ou à des circuits de proximité. Compte tenu de la guerre en cours et de la destruction de nombreux outils de production par les Russes, une nouvelle aggravation du recul du cheptel est évidemment prévisible.

 
Rédaction Réussir

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