Aller au contenu principal

Mauvaise adéquation entre offre et demande de viande bovine

© Infographie Réussir

La production française de viande bovine est déséquilibrée avec 60 % de femelles pour 40 % de mâles. Ce déséquilibre s’accentue encore un peu plus si on analyse les préférences du consommateur français. Ce dernier plébiscite la viande de femelles et boude celle de mâles, même si certaines régions ont une tradition de consommation de viande de jeunes bovins. Cela conduit à importer de la viande des femelles et à exporter celle des taurillons pour rétablir les équilibres entre offre et demande. « Le rééquilibrage se fait par le commerce extérieur », rappelait Caroline Monniot agro-économiste à l’Institut de l’élevage, dans une présentation visant à introduire les débats préalables à cette soirée « viande bovine » nivernaise. Cela s’est traduit en 2013 par l’importation de 317 500 tec (tonne équivalent carcasse) de viande de vache laitière, 21 500 tec de viande de vache allaitante, 7500 tec de viande de génisse allaitante, 21 000 tec de viande de bœuf de race à viande. Des chiffres à mettre en parallèle avec l’exportation de 241 000 tec de viande fraîche, congelée ou transformée. Des tonnages qui concernent alors principalement de la viande de JB.

Autre donnée clef à ne surtout pas occulter, la consommation de viande hachée vendue fraîche ou surgelée ne cesse de progresser. « Sa part est passée de 31 % en 2003 à 41 % du total de la consommation française de viande bovine cette année. C’est devenu le moteur de la consommation. » Il est désormais courant de voir des restaurants qui ne font pas partie des principales enseignes de la restauration rapide proposer des « burgers » à leur carte. Cette tendance commence à se ressentir dans les évolutions de prix des animaux. Sur certaines carcasses, la proportion de muscles destinés à être vendus hachés va croissante tandis que la viande vendue piécée tend à perdre du terrain. Cela a un impact sur le prix de certaines catégories et en particulier les vaches de conformation intermédiaire. « En faisant abstraction des écarts de prix très ponctuels, si on analyse sur le long terme l’évolution de la cotation entre les vaches O et R on observe une tendance à un resserrement des courbes. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Bovins Viande.

Les plus lus

La réforme des cotations "gros bovins entrée abattoir" entre en application
Depuis le 2 août 2022, est entrée en vigueur la réforme des cotations "gros bovins entrée abattoir". Des cotations mensuelles…
[Maïs ensilage] Valoriser au mieux les parcelles touchées par la sécheresse et la canicule
Arvalis Institut du Végétal donne des clés d’orientations pour la conduite des chantiers de maïs ensilage dans les parcelles plus…
Net recul des naissances de veaux allaitants sur la campagne 2021-2022
L’érosion du cheptel allaitant se traduit sans surprise par un net recul des naissances de veaux de race à viande. Les effets de…
Les coproduits peuvent avoir différentes voies de valorisation comme l’alimentation animale, la valorisation comme matière première dans une autre industrie, la valorisation agronomique (compostage, fertilisation) et les valorisations énergétiques (méthanisation, combustion).
Coproduits pour l'alimentation des bovins : un gisement de plus en plus convoité
La valorisation des coproduits issus des industries agroalimentaires a longtemps permis aux éleveurs du Grand Est de bénéficier…
La loi Egalim2 permet en utilisant les différentes options possibles de définir son niveau d'engagement avec ses premiers acheteurs.
Contractualisation en viande bovine : un outil de gestion du risque "prix"
Avec la loi Egalim2, la négociation des prix a lieu en amont des ventes de bovins. L’obligation de contractualisation pose la…
Des stimuli aversifs, audio ou électriques sont générés par un appareil fixé sur le cou de chaque animal, en lien avec la position de ce dernier.
Clôtures virtuelles : premiers résultats intéressants en fermes expérimentales
Arvalis et l’Institut de l’élevage livrent les premiers résultats des essais scientifiques menés dans leurs stations…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande