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Maïs fourrage : la variété et les conditions de culture déterminent la densité de semis

En-deçà des densités recommandées, la perte de rendement est en moyenne supérieure à l’économie réalisée sur le poste semences, observe Arvalis Institut du végétal au regard de résultats d’essais récents.

semis maïs fourrage
© DR

Une vingtaine d’essais ont été réalisés par Arvalis Institut du végétal de 2014 à 2016 en Bretagne, Pays-de-la-Loire et Picardie. « La densité de plantes est la première composante du rendement » rappelle Arvalis Institut du végétal sur son site. La précocité et le type variétal sont à considérer d'abord pour déterminer la densité de semis car tout deux influent sur le nombre de plantes obtenues. Les variétés précoces ont en effet un nombre total de feuilles plus faible que les variétés tardives. Pour les variétés précoces, on devra augmenter le nombre de plantes afin d’atteindre une surface foliaire suffisante pour capter un maximum de rayonnement. D'autre part, les variétés à floraison précoce qui ont des grains cornés, ont un nombre potentiel de grains par épi défini. Pour augmenter le nombre de grains par hectare, lorsque les conditions sont bonnes, il faut dans ce cas augmenter le nombre de plantes. « En revanche pour les variétés à grains dentés, la différentiation du nombre d’ovules par rang est indéterminée ce qui offre davantage de possibilités de compensation en sous-densité. »

 

tableau arvalis densité semis maïs fourrage

 

Si le climat estival est favorable au maïs, les densités faibles pénalisent systématiquement le rendement

Ensuite, les conditions de culture influent sur l’impact de la densité au semis sur le rendement. « Lorsque le régime hydrique est moins favorable, la réponse à la densité est plus faible, voire nulle. Mais les incertitudes sur la disponibilité en eau ne doivent pas nécessairement conduire à des révisions à la baisse des densités. En conditions défavorables, les densités plus élevées sont mal valorisées mais n’entraînent pas pour autant de pertes de rendement. Par contre, si le climat estival est favorable au maïs, les densités faibles pénalisent systématiquement le rendement. La perte est alors plus importante que l’économie de semences réalisée à l’implantation » explique Michel Moquet d’Arvalis Institut du végétal.

Dans la plage des densités étudiées dans ces essais - entre 80 000 et 120 000 plantes/ha à la récolte - l’impact de la densité sur la valeur alimentaire reste relativement faible. « En tendance, la teneur en amidon et la digestibilité tiges-feuilles sont un peu plus faibles sur les densités plus élevées. »

Dans le cas d'un désherbage mécanique précoce (herse étrille), des pertes significatives entre semis et récolte peuvent intervenir. Il est alors conseillé d’enterrer un peu plus profond la graine et d’augmenter la densité.

Lire aussi :

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Quand les plantes appâts piègent les taupins

 

 

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