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A l'Est, de réelles opportunités d’export

Russie, Biélorussie, Kazakhstan, Ouzbékistan. Ces quatre pays ont une agriculture en plein essor. Même si aujourd’hui leurs frontières sont fermées pour l’export, ils pourront offrir de réelles opportunités.

Déchargement de génisses sur le sol russe.
Déchargement de génisses sur le sol russe.
© DR

La Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan sont des pays différents. Toutefois, ils ont tous un point commun : une agriculture en plein essor et la volonté de poursuivre en ce sens. Ils forment d’autre part une Union douanière (zone de libre-échange). « Il existe de vraies possibilités d’export (de génétique bovine) vers ces pays qui représentent un marché à ne pas négliger », indique Marie-Christine Le Gal, conseillère agricole à l’ambassade de France à Moscou, lors d’une conférence au Sommet de l’élevage
Ces pays, hormis l’Ouzbékistan qui tire son épingle du jeu grâce à sa production de coton, ont vu leur production agricole s’effondrer dans les années 90, à la chute de l’Union soviétique. La situation a commencé à se redresser dans les années 2000. Aujourd’hui, les Pouvoirs publics concernés veulent relancer l’agriculture. Les aides d’État sont importantes pour le développement de l’élevage, avec une réelle volonté de diminuer les importations de produits agroalimentaires et de dynamiser la production locale. En Russie, par exemple, l’agriculture est devenue une priorité nationale en 2005. Les subventions envisagées pour 2015 ont augmenté, passant de 3,4 milliards d’euros initialement prévus à 5,3, afin de booster sa production et devenir moins dépendante des importations. L’objectif en vaches allaitantes est de passer le cap des 3,6 millions de têtes d’ici 2020, contre les 2 millions actuellement. Au Ka- zakhstan, la volonté est d’exporter 60 000 tonnes par an de viande bovine de qualité d’ici 2016, en priorité au sein de l’Union douanière. L’Ouzbékistan quant à lui, commence à se préoccuper de son élevage. « Son président a invité divers pays pour leur faire part de besoins en génétique. Enfin la Biélorussie souhaite profiter de la situation actuelle (embargo russe) pour booster ses exports vers la Russie », précise la conseillère.

Se positionner malgré les freins actuels


En Russie, la lutte contre les maladies est difficile « en raison de la taille de son territoire et des nombreuses frontières. Les problèmes de violations des règles vétérinaires et sanitaires sont par ailleurs courantes. Ceci explique leur grande sensibilité à ce sujet. » Bien qu’à l’heure actuelle, l’exportation de bovins, ovins et caprins ne soit pas possible en Russie et au Kazakhstan, en raison de l’embargo de février 2012, conséquence de Schmallenberg, « des discussions sont en cours et on peut espérer une levée prochaine de ces restrictions. Des ouvertures sont cependant possibles vers la Russie au cas par cas. » En Biélorussie, l’embargo pour cause de Schmallenberg a été levé le 19 août dernier, sous conditions, en raison d’un fort besoin en génétique et en viandes. « Les certificats sont en cours de négociation. » En Ouzbékistan, l’embargo Schmallenberg est levé depuis octobre 2013, « mais il reste encore à régler le problème du matériel génétique », note Marie-Christine Le Gal.
La main-d’œuvre, même si un besoin de formation est nécessaire, les terres agricoles et les céréales pour nourrir les animaux sont disponibles et de nouveaux investisseurs s’intéressent à l’agriculture. Toutes ces raisons font que l’élevage et la production agricole ne peuvent que se développer. Certes, il faut être conscient des freins pouvant ralentir le développement de l’élevage :  faible mécanisation, manque de main-d’œuvre qualifiée…


Mettre en avant la génétique française


Leurs besoins en savoir-faire, génétique et matériel sont importants. « L’offre française, connue et saluée par les professionnels de ces pays, peut répondre à leurs attentes. Pour exporter vers ces pays, il est important de mettre en avant la qualité de la génétique française (rusticité, facilité d’élevage, rendement carcasse), ne serait-ce que pour justifier de la différence de prix avec la concurrence. Il est par ailleurs essentiel de proposer un accompagnement (service après vente) voire même, de la formation », conseille la spécialiste. Il reste difficile d’avoir une idée de leurs besoins réels (volumes), ces pays ne communiquant que très peu. La candidature de l’Arménie pour rentrer dans l’union douanière en 2015, représente une bonne nouvelle pour la France, les deux pays ayant de forts liens.

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