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Les mini-guêpes pour lutter contre les mouches en élevage allaitant

Différents moyens de lutte existent pour lutter contre les mouches, qu’ils soient chimique, mécanique ou biologique. En biologique, l’utilisation de mini-guêpes se développe : elles s’attaquent aux mouches au stade larvaire.
Différents moyens de lutte existent pour lutter contre les mouches, qu’ils soient chimique, mécanique ou biologique. En biologique, l’utilisation de mini-guêpes se développe : elles s’attaquent aux mouches au stade larvaire.
© F. Lollivier

Depuis plusieurs années, une offre d’auxiliaires prédateurs naturels des mouches existe. Elle vient se substituer aux larvicides chimiques. Dans les élevages sur fumier sec, pour lutter contre la prolifération des mouches, « on utilise des hyménoptères parasitoïdes ou mini-guêpes (muscidifurax raptorellus). Elles viennent parasiter avec leurs œufs, les pupes de mouches, dont elles se nourrissent. Les larves qui en sont issues se nourrissent ensuite de la pupe morte », explique Jérôme Monnier, chargé technique et commercial Farago Mayenne Anjou. Le système nécessite peu d'entretien et ne demande pas de modification dans les pratiques. Elles n’ont par contre aucune action sur les mouches adultes.

Présentes naturellement dans l’environnement mais à des effectifs néanmoins insuffisants pour inquiéter les mouches, il est donc essentiel d’effectuer des implantations. « La première année, plusieurs interventions sont nécessaires (toutes les cinq semaines). L’introduction de mini-guêpes nécessite un protocole strict pour fonctionner : agir tôt (février-mars), trouver les sites de pontes des mouches, et endroits propices à l’implantation, c’est-à-dire, pas trop ventilés, tempérés, pas trop humides… Il est à adapter au cas par cas », note Christelle Roy, vétérinaire et directrice du GDS de Corrèze.

Pas une nuissance pour les bovins

Après cette première année, l'entretien est variable en fonction des élevages et de la prise des mini-guêpes. Lors de la première année, le coût est relativement identique à celui de la lutte chimique, il diminue les années suivantes, si l’éleveur s’occupe lui-même de l’entretien.

Les mini-guêpes restent au sol au dessus des fumiers. Elles ne constituent donc pas une nuisance pour les bovins. Attention, ces auxiliaires sont par contre sensibles aux insecticides. Les traitements chimiques sont donc proscrits, « sauf si on sectorise des zones. Par exemple, on peut utiliser les mini-guêpes dans les bâtiments d’élevage et avoir recours à une laque insecticide sur une devanture de magasin de vente directe. Des destructeurs électriques d'insectes volants avec plaques de glue peuvent être une solution complémentaire », détaille Christelle Roy.

Voir aussi article " Limiter la pression parasitaire en contrôlant l'hygiène des bâtiments "

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