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Les centrales âgées de dix ans sont rénovées pour produire plus

Au Gaec de Chaussières dans l’Allier, des onduleurs avec optimiseurs de puissance et un système de rafraîchissement des panneaux ont été installés dans l’objectif de gagner 12 à 15 % de production.

À Hérisson dans l’Allier, Laurent Venuat élève 200 Charolaises et 20 Salers en système naisseur-engraisseur avec ses associés, Nicolas Venuat, son neveu, et Ludovic Lamarque. Trois centrales photovoltaïques équipent les bâtiments. La première, d’une puissance de 130 kWc a été montée en 2009 sur un bâtiment existant. Deux autres centrales, de 250 kWc chacune, ont été installées au moment de la construction de deux bâtiments identiques. « Les trois unités ont toujours réalisé la production qui était prévue, voire plutôt plus. Les éleveurs ont cependant décidé, à mi-chemin dans le contrat de vingt ans de revente totale, d’investir à nouveau pour bénéficier de certaines innovations », explique Amandine Coffin de Cialyn. Il y a six mois, un système de récupération de l’eau de pluie permettant de refroidir les panneaux, Sunibrain, a été installé. L’eau de pluie est stockée dans une membrane souple et réexpédiée sur les panneaux par de petits arroseurs à débit réglable répartis sur toute la surface. Le système pilote en autonomie les arroseurs en fonction des données météo intégrées et du stock d’eau disponible. « C’est un procédé génial et écologique », estime Laurent Venuat.

Retour sur investissement au bout de six ans

« Les pertes de production quand la température dépasse 25 °C sont réduites, ainsi que l’encrassement des panneaux. » À voir en pratique à l’avenir si cela permet de s’affranchir complètement du nettoyage annuel des panneaux.

En même temps, des onduleurs SolarEdge de nouvelle génération, plus petits et plus puissants, ont été installés. Des optimisateurs de puissance permettent de réduire les déperditions de courant indépendamment des conditions d’environnement ou du nombre de modules d’une chaîne.

C’est la première fois que ces deux systèmes sont associés pour rénover une centrale photovoltaïque. L’effet attendu est une augmentation de la production d’électricité de 12 à 15 %. Au bout de six mois, il n’est pas possible de tirer un bilan mais les observations vont dans le sens d’une réalisation de cet objectif de production. Le coût de ces travaux est conséquent – 150 000 euros environ – mais c’est abordable pour cet élevage qui a bénéficié d’un tarif de rachat de l’électricité à 60 centimes le kWh à l’époque. Le retour sur investissement interviendra au bout de six ans, soit six à sept ans avant la fin du contrat de revente de l’électricité. La recherche est très dynamique dans la filière solaire, et elle offre déjà des options pour accompagner le « vieillissement » du parc français.

Un bâtiment tout confort pour les animaux à l’engrais

L’un des bâtiments équipé de panneaux loge des vaches et génisses à l’engraissement, des broutards repoussés et des bœufs. Orienté sud, il mesure 82 m X 34 m et la charpente est en bois. « Le pan sud du toit est très long, avec un faîtage à 11 mètres de haut. Le volume d’air est donc très important. Le côté sud est ouvert. Des translucides permettent un éclairage naturel du bâtiment. Des panneaux sandwichs de 40 mm qui portent les panneaux à l’aide de rails en aluminium améliorent l’isolation, explique Laurent Venuat. Le confort des animaux, et des éleveurs qui y travaillent, est excellent. Quand il fait 40 °C dehors, la température à l’intérieur ne dépasse pas 25 °C et à -10 °C, la température reste positive à l’intérieur. »

La Cialyn est une coopérative agricole interdépartementale présente en partie ou partiellement sur cinq régions (Auvergne, Bourgogne Franche-Comté, Centre Val de Loire, Grand Est et Haut-de-France) faisant partie du groupe Sicarev. Avec 3 400 adhérents, Cialyn commercialise 140 000 bovins et environ 100 000 ovins.
Elle présente trois axes : la commercialisation, l’accompagnement technique et un service approvisionnement.

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