Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

MESSAGE ABONNES IMPORTANT

Afin d'être sûr de recevoir nos futures publications quelle que soit l’évolution de la situation sanitaire, activez votre compte numérique au plus vite en complétant vos informations.

J’active mon compte numérique

Rencontres Bétail et viande de Coop de France
L'engraissement à nouveau sur le grill

Les difficultés du marché franco-italien du maigre liées à la crise sanitaire relancent le débat sur l'engraissement en France.

Guy Mérieau, président de la section bovine de Coop de France Bétail et Viandes. "On parle de perte de 30 à 40 % de chiffre d'affaires pour certaines entreprises."
Guy Mérieau, président de la section bovine de Coop de France Bétail et Viandes. "On parle de perte de 30 à 40 % de chiffre d'affaires pour certaines entreprises."
© F. d'Alteroche

Comme l’ont souligné à plusieurs reprises les principaux intervenants des dernières rencontres Bétail et Viande organisées début novembre à Limoges, ces deux journées de rencontres et de débats se sont malheureusement déroulées sans la présence de représentants du ministère de l’Agriculture. Conjoncture oblige, les discussions ont été largement consacrées aux difficultés sanitaires du moment. « La crise économique dont on ne peut encore mesurer toutes les conséquences vient s’ajouter à nos problèmes et je crains que l’on en soit encore qu’au début », a expliqué Jean-Michel Fritsch, président du pôle animal de Coop de France qui a plaidé pour une harmonisation du volet sanitaire en Europe. Les restrictions de transport des animaux aux cours de l’année écoulée, consécutivement à la FCO, se sont traduites par de lourdes répercussions pour bien des OP commerciales. « On parle de pertes de chiffre d’affaires de 30 à 40 % pour certaines entreprises, voire plus. On imagine les conséquences que cela va avoir sur les comptes d’exploitation à la fin de l’année », a souligné Guy Mérieau, président de la section bovine de Coop de France Bétail et Viande.

Engraisser en France

Face aux difficultés actuelles du commerce franco-italien du maigre, l’ambition de dynamiser le secteur de l’engraissement sur le territoire français est encore une fois relancée. « On ne peut pas concevoir qu’une région comme le Limousin ne puisse construire la pérennité de son élevage bovin uniquement sur l’exportation », a indiqué Jean-Michel Fritsch. « A notre sens, le nombre de broutards mâles et femelles aujourd’hui produits en France devient un peu trop élevé par rapport à nos capacités d’exportation. Certes, le marché de l’export de maigre en vif est bien entendu nécessaire et même indispensable dans certaines régions, mais il faut aussi conforter et structurer notre filière engraissement pour offrir un autre débouché, une autre porte de sortie aux broutards français », a précisé Guy Mérieau. Les OP adhérents à Coop de France Bétail et Viande entendent d’ailleurs être les moteurs de ce projet. Pas question donc de se contenter des statistiques qui laissent présager d’une hausse comprise entre 5 et 10 % pour le nombre de JB qui auront été engraissés en France cette année.

Engagement des entreprises et des éleveurs

Quelques jours plus tard, à l’occasion du Congrès de Coop de France à Paris, Philippe Mangin son président relançait ce débat en s’adressant au ministre de l’Agriculture. « Attaquons-nous enfin à créer cette politique de l’engraissement qui structurerait et contribuerait à apporter un élément de réponse à un dossier plus large, l’avenir des productions animales. » Si Michel Barnier s’est montré plutôt favorable à cette proposition créatrice de valeur ajoutée, il n’en a pas moins souligné qu’il était pour cela nécessaire « que les entreprises s’engagent, que les éleveurs s’engagent. Sinon, ce sera un plan de plus ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Bovins Viande.

Les plus lus

[Covid 19] Quand l'éleveur François Garrivier prend la plume et dénonce l’attitude des acteurs de l’aval de la filière viande
Eleveur de Charolaises dans la Loire, François Garrivier dénonce le double discours des acteurs de l’aval de la filière viande…
chargement de bovins en ferme
[Covid-19] Les abatteurs se démènent pour remplir leur mission

Après une première semaine folle, au cours de laquelle la demande en viande a explosé, les entreprises du commerce et de l'…

[Covid-19] La « renationalisation » des achats de viande bovine doit aussi profiter aux éleveurs
Alors que suite à l’arrivée du coronavirus les enseignes de la grande distribution ont vu leurs ventes gonfler suite au…
[Covid-19] Le marché de la viande bovine bouleversé
Les restrictions prises par les différents Etats membres pour contenir la pandémie de Covid-19 auront inévitablement des effets…
Cette étude confirme que le rapport entre le poids de l’animal à la sortie de la ferme et la viande nette réellement utilisable (250 kg), varie selon de nombreux critères amont (race, catégorie de l’animal, état d’engraissement…). © C. Delisle
De l’animal au steak, des rendements passés à la loupe
L’Institut de l’élevage et Interbev ont mis à jour les rendements d’abattage et de découpe des principales races bovines abattues…
France Conseil Elevage demande le report de toute intervention en élevage
Les entreprises de conseil en élevage demandent le report des interventions de leur techniciens dans les exploitations, se…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8,50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande