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Essai
Le pâturage de printemps permet d'enrichir la viande en oméga 3

À la ferme expérimentale des Etablières en Vendée, quatre modalités de pâturage ont été testées afin d’étudier leur effet sur l’enrichissement de la viande en acides gras insaturés de type oméga 3.

© Chambres d'agriculture- Institut de l'Elevage

L'essai a été conduit sur des Charolaises multipares ou primipares, ainsi que sur des génisses de boucherie en 2005 et 2006. La conduite A correspond à une finition exclusivement avec un pâturage d’herbe de printemps de qualité, de la mise à l’herbe courant mars à juin. La conduite B consiste en un pâturage d’herbe de printemps pendant la même période suivi d’une finition à l’auge pendant un mois et demi, sans apport particulier d’oméga 3 par la ration (ensilage de maïs, paille et tourteau de soja). Pour la conduite C, la période de finition est allongée à trois mois. La conduite D est un pâturage d’automne avec complémentation au pré pendant troismois et demi (blé et tourteau de soja auxquels s’ajoute de l’ensilage de maïs pendant les cinq dernières semaines).

80 JOURS DE PÂTURAGE D’HERBE JEUNE DE PRINTEMPS

« Cet essai montre que le niveau d’oméga 3 dans les viandes, atteint grâce au pâturage de printemps, est équivalent à celui atteint avec un apport de graine de lin en finition à l’auge », constatent la chambre d’agriculture de Vendée et l’Institut de l’élevage. « La conduite A, avec exclusivement 80 jours d’herbe de printemps, a permis de doubler la teneur en oméga 3 de la viande. » Et une étude précédente avait en effet montré que l’introduction de 750 g par jour de graine de lin dans la ration de vaches de réforme pendant 100 jours, sur un régime de base pauvre en oméga 3, permettait aussi de doubler les teneurs en oméga 3 par rapport à une finition à l’auge d’un régime témoin. Par contre, une finition à l’herbe d’automne avec complémentation ne permet pas d’augmenter les teneurs en oméga 3 de la viande. Et les conduites B et C avec passage à l’auge après pâturage de printemps ont eu pour effet de diluer voire gommer l’effet « herbe jeune », et ceci à partir du moment où le passage à l’auge dure plus de 50 jours. Les croissances au pâturage de printemps ont été relativement bonnes, à près de 1200 g/jour. Les femelles finies avec la conduite A et D, qui sont restées tout le temps au pâturage, ont présenté un gras plus jaunes que les deux autres. Les poids de carcasses des animaux des quatre conduites étaient relativement proches, à 410 kilos. Les femelles finies à l’auge pendant trois mois sont les plus grasses sur leurs gras d’abattage, leur marbré et leur persillé. Peu d’écart a été noté entre les différentes conduites pour ce qui concerne la couleur de la viande. Ces conduites avaient été définies pour coller aux conditions par rapport aux pousses d’herbe de la région Pays de la Loire.

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