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Prairies naturelles
Le nivellement est parfois nécessaire pour un bon entretien

Les dégâts dus aux taupinières et, sur certains sols, aux piétinements des animaux, ne trouvent réparation qu´avec le passage annuel d´un outil de nivellement.


Les taupinières durcissent très vite et peuvent rapidement transformer l´aspect de la prairie. « Le passage d´un outil pour niveler est absolument nécessaire », estime François Hubert, de la chambre d´agriculture du Maine-et-Loire. Pour une parcelle destinée à être fauchée, un sol nivelé a l´avantage de faciliter le passage de l´outil, de permettre une hauteur de coupe homogène et de limiter le risque de la présence de terre dans le fourrage.
Si des vides dus au piétinement apparaissent, certains sols sont capables de se réparer, mais d´autres (sols argileux en particulier) nécessiteront aussi le passage d´un outil pour niveler, quand la terre est encore légèrement humide. Cette opération vise à remettre en contact les racines des plantes avec le sol pour faciliter leur redémarrage.

Les bouses apportent à terme une fertilisation au sol de la prairie. Mais en attendant d´être dégradées par la faune du sol et utilisées par les micro-organismes, elles abîment les plantes qu´elles recouvrent. Les déjections sont particulièrement importantes sur les parties plates où les vaches se reposent. Si le pâturage est bien conduit, elles ne devraient pas être plus concentrées autour des points d´eau ou de l´entrée de la parcelle. L´ébousage mécanique a pour but de répartir sur la parcelle, la matière organique et d´accélérer sa décomposition. Mais il augmente aussi la surface qui risque d´être refusée, surtout en conditions sèches et s´il est fait pendant la période de pâturage.
Si des vides apparaissent après le piétinement, certains sols devront être nivelés. ©S. Bourgeois

Aérer avec un outil scarificateur
L´aération par le passage d´un outil scarificateur vise à relancer la dégradation de la matière organique accumulée en surface (le mat racinaire), qui gène le développement des plantes, et à relancer le tallage. « C´est une action dynamisante. Il faut savoir que pour pénétrer une prairie installée, il faut un dispositif appliquant une pression très importante », explique Olivier Lefranc de la chambre d´agriculture de la Haute-Vienne. Cette pratique fait des adeptes et des sceptiques, ce qui est certainement à mettre en relation avec la composition de la prairie, le type de sol, son état physique, et avec la fréquence et la profondeur des interventions, le type d´appareil utilisé. « Pour scarifier, il ne faut pas travailler à plus de 3 ou 4 centimètres de profondeur au risque sinon de retourner des bandes de terre, notamment sur les vieilles prairies », prévient aussi François Hubert.
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