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Le baromètre

Les vaches dans le sillage des jeunes bovins

Fin octobre, la tendance fortement haussière pour le prix JB contribuait à entraîner dans son sillage les prix de toutes les différentes catégories et en particulier celui des vaches. Ces tendances globalement haussières pour le prix des animaux avec des tarifs sensiblement supérieurs à ceux pratiqués il y a un an sont des évolutions que l’on retrouve dans la plupart des autres pays européens.

Comme en France, cela traduit une contraction de l’offre face à une demande française qui n’a pourtant rien de particulièrement dynamique. Pour autant, le volume de nos importations s’affichait très nettement à la baisse en juillet. « En cumul sur les sept premiers mois de l’année, les importations françaises de viande bovine ont chuté de 11 % en volume, mais pour une valeur identique à celle de l’an dernier », explique l’Institut de l’élevage dans sa dernière note mensuelle de conjoncture.

Jeunes bovins : réduction d'activité des abatteurs français

Le prix des JB a atteint fin octobre des niveaux que bien des éleveurs n’avaient pas connu depuis longtemps. Des chiffres à mettre en parallèle avec l’évolution des coûts de production. Le marché turc pour le vif prêt à abattre redynamise l’activité du port de Sète. Il contribue surtout à tarir momentanément l’offre en permettant à l’amont de la production de reprendre la main sur l’aval pour établir les prix.

« Les abattoirs français de gros bovins ont perdu plus de 10 % d’activité en un mois, et même plus pour les spécialisés JB. La survie de certains d’entre eux est en jeu et l’on peut s’étonner de la logique de ceux qui dénoncent une surcapacité d’abattage qui affaiblirait la filière française mais qui, dans le même temps, assèchent l’approvisionnement des abattoirs en vendant leurs animaux à d’autres », déplorait le Sniv fin octobre.

Broutards : bien pour la saison

Quand le JB va bien, le broutard fait de même. En Italie, la cotation de Modène avait cessé de progresser fin octobre, et s’affichait, pour les JB U3 à 4,14 euros/kg en semaine 43. Un niveau rarement atteint les années précédentes à cette saison. Au même moment, les prix du maigre restaient globalement orientés à la hausse.

Fin octobre, la tendance demeure rassurante alors que l’on se situe au début du pic saisonnier de sorties. Une période qui se traduit habituellement plus par une baisse des prix que par une hausse.

À signaler que l’écart se creuse entre les Limousins et les Charolais en faveur des premiers. « La diminution de l’offre, suite aux sorties anticipées de broutards Limousins en mai-juin, explique la hausse soutenue des cotations de ces animaux », précise l’Institut de l’élevage dans sa dernière note mensuelle de conjoncture.

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