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Débouchés du boeuf
L´avenir du Boeuf de Bazas suspendu à des aides publiques

L´avenir des mâles castrés dans la filière Boeuf de Bazas, production traditionnelle saisonnière, semble lié au maintien d´aides publiques.


La filière Boeuf de Bazas, protégée à la fois par un Label rouge, obtenu en 1997, et une indication géographique protégée (IGP), est très fortement ancrée dans la tradition. Sur les 600 animaux labellisés, elle produit une centaine de mâles castrés abattus entre 4 et 5 ans, quasiment tous commercialisés pendant les cinq semaines qui précèdent et suivent la fête du boeuf gras de Bazas (Gironde), le jeudi précédent le mardi gras. Le carnaval est le point d´orgue d´une « tradition d´engraissement » propre à cette région du Bazadais (sud de la Gironde et nord des Landes), explique Bruno Dionis du Séjour, président de l´association du Boeuf de Bazas. Une région où se maintiennent des systèmes d´élevage extensifs avec engraissement de boeufs et de jeunes vaches de boucherie.
Toutefois, une dizaine d´éleveurs seulement finnissent du boeuf traditionnel, parmi lesquels pas plus de cinq qui engraissent leurs propres animaux. La production a tout de même connue une belle envolée entre 2003 et 2005 grâce à une aide régionale pour la création de pépinières de mâles de race Bazadaise. Les éleveurs qui achetaient des animaux au sevrage pour les amener jusqu´à 3 ans avant de les revendre à des engraisseurs, recevaient une prime de 250 euros pour compenser la longue durée d´immobilisation. Un soutien qui a permis de doubler la production.
Bruno Dionis du Séjour : « On espère que la production de mâles castrés va se maintenir mais on ne sait pas très bien comment les éleveurs vont réagir. » ©B. Griffoul

La demande est là
La filière Boeuf de Bazas produit des mâles castrés d´un poids moyen carcasse de 530 kg, valorisés autour de 5 euros le kilo. Ils sont commercialisés exclusivement par l´intermédiaire du groupement Expalliance. Le prix est établi « en confiance », à la bête ou au kilo avant la vente. La viande est consommée essentiellement en Gironde, avec quinze boucheries qui achètent des mâles castrés à la saison du carnaval et des femelles labellisées le reste de l´année.
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