Aller au contenu principal

L’alimentation animale à l’heure du développement durable

Les éleveurs sont, eux aussi, invités à s’engager dans la démarche « Duralim », dévoilée le 7 juin à Paris avec le « soutien » du ministre de l’Agriculture.

© F. D'alteroche

« Agissons ensemble pour une alimentation durable des animaux d’élevage » : c’est le but que se sont fixé les premiers signataires de la charte Duralim : fabricants d’aliments (Snia, Coop de France), céréaliers (AGPB, AGPM), filières oléo-protéagineuses (Avril, Terres Univia), négoce (FNA), un distributeur (Carrefour)… En tout, une vingtaine d’entreprises ou de fédérations qui espèrent être rejointes par un maximum de partenaires. Leur commune préoccupation : « apporter à la société la garantie que les matières premières utilisées en alimentation animale sont produites dans le respect de critères environnementaux, sociaux et économiques. »

Pour bâtir la charte d’engagements Duralim, la filière a travaillé avec des organisations de consommateurs ou non gouvernementales. Une douzaine de réunions a permis de définir cinq « axes de valorisation » (qualité et sécurité sanitaire des aliments, bonnes pratiques professionnelles, origine France, lutte contre le gaspillage, produits issus des filières animales françaises) et quatre « axes de progrès » (connaissance des conditions de production des matières premières dans leur pays d’origine, approvisionnement durable en protéines végétales, connaissance de l’empreinte environnementale, agriculture de précision et bio-contrôle). Le soja, produit dans des conditions souvent controversées en Amérique du Sud, et qui entre par millions de tonnes en France, est dans toutes les têtes.

L’adhésion à la charte implique d’engager des « actions concrètes pour au minimum deux axes de valorisation et deux axes de progrès », à faire un reporting annuel et à payer une cotisation de 15 euros par an (tarif agriculteur). En contrepartie, Duralim pourra valoriser les actions mises en place par les signataires sur son site internet (www.duralim.org). Côté fabricants d’aliments, Alain Guillaume, président sortant du Snia, table sur un quart des entreprises engagées d’ici à un an. « C’est le début d’une longue histoire », veut croire Jean-Luc Cade, président de Coop de France Nutrition Animale. Le plus important, selon lui : « mettre les gens en mouvement ».

Les plus lus

<em class="placeholder">bâtiment limousines contention</em>
Astuce d’éleveur : « J’ai aménagé un box d’isolement entre deux barrières »
Stéphane Jacobi, éleveur de limousines en Moselle, a créé un box d’isolement entre deux barrières qui étaient là à l’origine pour…
<em class="placeholder">Augustin Becquey, gérant de TEBA </em>
Abattoir Teba : un prestataire privé au service des éleveurs

Basé en Normandie, Teba est un exemple de groupe multiservice intégralement privé qui offre aux éleveurs en circuit court un…

<em class="placeholder">éleveur dans sa parcelle de switchgrass en deuxième année, Lot</em>
Élevage bovins viande : « Je cultive 1,8 ha de switchgrass pour compléter ma paille de céréales pour la litière »

Éleveur de limousines dans le Lot, Rémy Vermande récolte cet hiver pour la première fois son switchgrass (panic érigé) semé en…

<em class="placeholder">génisses limousines clôtures virtuelles</em>
Élevage bovins viande : « Je me suis équipé de colliers pour clôtures virtuelles »
Éleveur de limousines dans les Ardennes, Joseph Vitrant a testé à l’automne dix colliers pour clôtures virtuelles sur un lot de…
<em class="placeholder">Pascal Nowak, chargé de mission développement des territoires</em>
T’Rhéa : un archipel de PME de l’engraissement à la distribution de viande bovine

T’Rhéa développe un réseau de PME avec plusieurs outils d’abattage de taille intermédiaire et un approvisionnement de…

<em class="placeholder">vaches charolaises abreuvoir</em>
Élevage bovins viande : « Nous avons aménagé le réseau d’abreuvement et investi dans un système de traitement de l’eau »

L’élevage charolais Seutin, dans la Nièvre, a adapté ses installations pour s’assurer que le troupeau accède bien en quantité…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026​
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande