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L'abattage hallal s'invite dans la campagne électorale

Fin février, la campagne électorale a fait enfler la polémique autour de l’abattage halal.

Après un reportage abordant ce sujet le 16 février dans l’émission Envoyé spécial sur France 2, Marine Le Pen a indiqué deux jours plus tard lors d’un meeting à Lille que la viande proposée en Ile-de-France était exclusivement de la viande halal. Une déclaration à laquelle ont immédiatement réagi les professionnels du secteur.

« Dire que toute la viande commercialisée à Paris ou en région parisienne est d’origine halal, c’est absolument faux », a indiqué Dominique Langlois, président d’Interbev sur les ondes de France Inter. Il est en revanche vrai que 100 % des animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les traditions musulmanes ou juives, mais cela ne représente que des tonnages très limités, bien inférieurs à ce qui est consommé dans cette région.

Pierre Halliez, directeur du Sniv a précisé que « la production des abattoirs d’Ile-de-France est probablement inférieure à 5 000 tonnes par an, alors que l’on consomme au bas mot 200 000 tonnes de viande de boucherie par an en Ile-de-France. Ce sont les grandes régions d’élevage (Bretagne, Normandie, Pays de la Loire, Bourgogne…) qui approvisionnent Carrefour, Auchan ou Casino.

JUSTIFIER UNE COMMANDE HALAL

L’Ile-de-France n’est pas connue pour être une grande région d’élevage, mais l’importance de sa population fait qu’il s’agit d’un gros bassin de consommation pour les produits halal. « Le désengagement des municipalités a vu peu à peu l’ensemble de l’abattage francilien confié à des opérateurs privés » qui ont privilégié un « procédé unique d’abattage rituel », explique la chambre d’agriculture d’Ile-de-France dans un communiqué.

Bruno Le Maire a quant à lui rappelé qu’à l’issue d’un travail de sept mois avec des représentants des cultes musulman et juif, les professionnels de la filière viande et des associations de défense des animaux, un décret est paru en décembre 2011. Il stipule que les abattoirs devront disposer d’une autorisation préalable fournie par le préfet de département pour pratiquer l’abattage rituel, qui déroge à l’obligation d’étourdissement des animaux. Les critères pour l’obtenir impliquent de disposer du matériel adéquat, des personnels formés et d’un système d’enregistrement, pour vérifier que les commandes passées pour un abattage rituel correspondent à une demande réelle.

Interbev a décidé d'anticiper la mise en application de ce décret, initialement prévue au 1er juillet, pour une application immédiate.

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