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Herses de prairies
La scarification est plus difficile que l´ébousage

Le marché de la herse à prairie est occupée par différents types de matériels. Autant l´étaupinage et l´émoussage sont faciles, autant la scarification n´est pas à la portée de tous les matériels.


Le marché des herses de prairie est notamment occupé par de nombreux constructeurs locaux qui conçoivent des machines répondant d´abord aux besoins locaux. Et l´offre en la matière a eu tendance à grossir ces dernières années. « Mais la herse de prairie idéale n´existe pas actuellement », estime Jean-Claude Penaud conseiller machinisme dans la Haute-Vienne .
Les fonctions d´ébousage et d´étaupinage sont plus ou moins accessibles à toutes les machines proposées sur le marché. Pour cela, il suffit d´avoir des rabots ou des lames assez agressives. Pour émousser, des dents étrilles ou des dents vibrantes feront l´affaire, voire des dents rigides. Ces dernières peuvent toutefois être trop agressives. Pour que l´émoussage soit efficace, les passages de dents doivent être rapprochés (3 à 3,5 cm). Il faut toutefois garder un dégagement suffisant entre dents pour l´évacuation des débris.
©Joskin

Pour scarifier, il faut utiliser des outils lourds
Afin de scarifier le sol à plusieurs centimètres de profondeur, les herses peuvent recevoir des lames fixées sur le châssis ou montées sur des dents vibrantes. « Ces matériels ne donnent pas tous satisfaction, soit parce que les éléments scarificateurs ne sont pas efficaces, soit par manque de poids », remarque Jean-Claude Penaud. « Certains constructeurs tels que Ponge et Durand sont parvenus à concevoir des outils lourds qui permettent aux lames scarificatrices de pénétrer le sol. Mais ces matériels sont plutôt des étaupineuses-scarificatrices et ne sont pas adaptées à l´émoussage ou à un passage derrière un épandage de fumier ».
Selon le conseiller machinisme, la herse de prairie idéale comporterait une rangée de lames niveleuses-étaupineuses, une rangée de lames scarificatrices sur dents vibrantes et cinq ou six rangées de dents étrilles (pour avoir un dégagement entre dents important). « Le problème est d´avoir une machine suffisamment lourde pour permettre aux lames scarificatrices de pénétrer le sol tout en laissant une marge de réglage pour les dents étrilles ».

Les éléments scarificateurs ont également l´inconvénient de remonter des cailloux en surface, ce qui peut endommager la faucheuse ou l´ensileuse.
La vitesse de travail des herses de prairie reste généralement limitée à 5-7 kilomètres/heure, car les pièces qui les composent sont assez rigides.
Même si elle ne permet pas de scarifier, la herse étrille offre l´avantage par rapport aux herses de prairie, d´un débit de chantier important et d´un bon suivi des dénivellations du terrain.
©Durand


La herse étrille pour étaupiner et émousser
Une herse étrille équipée de dents de huit millimètres de diamètre peut émousser, voire étaupiner et ébouser en lui ajoutant des racloirs. « Pour être efficaces, les racloirs doivent être montées en quinconce sur les deux rangées de dents arrières », insiste Jean-Claude Penaud. Attention à l´achat, au type de fixation des dents sur la herse. Les dents qui ne sont pas maintenues fermement ont tendance à bouger verticalement dans leur logement, et cassent plus facilement, notamment en utilisation sur prairie.
La herse étrille est plus délicate à utiliser car elle doit être réglée correctement. « Je considère que la herse étrille est bien réglée si, au travail, elle est assise sur l´arrière et que les roues de jauge l´empêchent de piquer vers l´avant. Dans ce cas, on peut travailler à plus de 10 kilomètres/heure. Si elle est mal réglée, les panneaux extérieurs ont tendance à sauter et cela peut entraîner de la casse ».

Mais équipée avec des dents de huit millimètres, la herse devient trop agressive pour être utilisée en désherbage de céréales. Elle perd donc de sa polyvalence. A moins de changer les dents une à une ou de remplacer les panneaux complets, ce que propose le constructeur Richard-Breton.
©Richard-Breton

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