Aller au contenu principal

Projections de la FAO
La demande mondiale en viande bovine en hausse sensible

Les derniers chiffres de la FAO montrent une progression de la demande mondiale en produits carnés d’ici à 2050, du fait entre autres, de la croissance démographique.

© infographie Réussir

Toutes espèces confondues, la demande mondiale en produits carnés devrait progresser de 73 % d’ici 2050. Ce fort accroissement des besoins concernera tout particulièrement la volaille. La demande en viande bovine devrait quant à elle progresser d’environ 58 % (voir graphique).

Il s’agit là de la dernière réactualisation des chiffres de la FAO dévoilés mi-décembre.Une demande en forte hausse liée à la croissance démographique mondiale et à la progression de la demande dans la plupart des pays en développement. Cette hausse sensible des besoins devrait s’accompagner de perspectives assez favorables pour les prix à la production. La raréfaction des ressources halieutiques et donc leur prévisible renchérissement devrait par ailleurs contribuer à renforcer ce phénomène.

ACCROÎTRE LA PRODUCTION PAR TÊTE

Cette demande accrue en produits carnés mais aussi en produits laitiers ne pourra être obtenue que par une augmentation de la productivité par animal. « L’essor de la production de l’élevage des 40 dernières années s’explique en grande partie par l’augmentation du nombre d’animaux élevés. Mais il est difficile de penser que l’on pourra couvrir la demande escomptée à l’horizon 2050 en élevant deux fois plus de volailles, 80 % de plus de petits ruminants, 50 % de plus de bovins et 40 % de plus de porcs tout en utilisant le même niveau de ressources naturelles qu’actuellement », explique le document de la FAO.

Pour cet organisme, les hausses de production nécessaires à la satisfaction des besoins en produits carnés des 9,15 milliards de terriens présents sur la planète en 2050 ne passeront donc pas uniquement par la croissance des cheptels. Les augmentations de production devront plutôt provenir d’améliorations susceptibles de doper l’efficience des systèmes d’élevage pour convertir les ressources naturelles en denrées alimentaires et de la réduction des déchets. Répondre à une demande croissante en protéines animales passera également par la nécessité de relever « un certain nombre de défis supplémentaires, notamment les sécheresses, les pénuries d’eau et d’autres effets liés aux évolutions du climat. »

La FAO souligne également la menace liée à l’arrivée de nouvelles maladies animales découlant de ces évolutions climatiques, mais également de l’accroissement des transports et échanges de marchandises favorisant la dissémination de certaines maladies.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Bovins Viande.

Les plus lus

Emmanuelle Ducros © DR
Emmanuelle Ducros : « le RIP pour les animaux est un piège intellectuel "
Emmanuelle Ducros, journaliste économique et spécialiste des questions agricoles à l’Opinion nous éclaire sur le référendum pour…
Face à l’évolution des prix des broutards « incompréhensible et inacceptable », les Eleveurs du grand Massif Central appellent à la rétention de ces animaux en ferme.
Les éleveurs bovins du Grand Massif Central sont appelés à retenir au maximum les broutards en ferme
Les prix des broutards ne cessent de baisser depuis plusieurs semaines, aussi les Eleveurs de races à viande du grand Massif…
Un marché des broutards mâles sérieusement engorgé
La demande n’est pas au rendez-vous pour les taurillons finis et l’abondance de cette marchandise dans la plupart des pays…
Les facteurs de risque d’apparition de l’omphalite sont probablement très nombreux et varient d’un élevage à l’autre. © V. Herry
La prévention des omphalites est complexe

On manque sérieusement de données scientifiques sur les facteurs favorisant l’infection du nombril des…

Malgré un quasi-arrêt en mars et avril, fin juin, le port de Sète avait déjà expédié 40 000 bovins (broutards et génisses laitières). Quelque 121 000 animaux ont été expédiés en 2019 (80 % destinés en Algérie). © Sepab
Export de bovins vivants : l’Algérie permet de maintenir la dynamique des prix
Marché difficile et risqué, l’export de broutards vers l’Algérie reste indispensable pour maintenir une dynamique des prix. Et,…
Le lecteur de glycémie donne directement les résultats dans la pâture.  © B. Gavage
La conséquence d’un déficit énergétique en fin de gestation
Cette vache âgée a perdu beaucoup d’état en fin de gestation. Elle souffre d’une pathologie classique en élevage ovin mais moins…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande