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La Chine ouvre ses frontières aux bovins roumains

Un accord commercial a été signé par la Roumanie, en fin d’année dernière, pour l’exportation de bovins vers la Chine.

Arrivée d'un camion au point de contrôle du terminal de Yangshan, rattaché au port de Shanghai en Chine.
Arrivée d'un camion au point de contrôle du terminal de Yangshan, rattaché au port de Shanghai en Chine.
© Kevin Lee/Commission européenne

L'accord signé fin 2013 entre la Roumanie et la Chine pour l'exportation de bovins roumains  porterait sur un total de 500 000 animaux sur une période de dix ans.
Il s’agirait au moins dans un premier temps uniquement de reproducteurs. « Sachant que le cheptel roumain total s’élève à 2 millions d’animaux, dont environ 1,1 million de vaches laitières et 20 000 vaches allaitantes, le nombre d’animaux engagés dans cet accord semble énorme » commente Jean-Marc Chaumet de l’Institut de l’élevage. « La concrétisation de cet accord paraît difficile, au moins pour les prochaines années.
Il est cependant possible que la Roumanie exporte à court terme quelques milliers
de reproducteurs chaque année. » Et la Roumanie affiche sa volonté de développer massivement son cheptel dans les prochaines années pour répondre à ce marché.
La Chine a importé environ 120 000 vaches laitières en 2012, et près de 100 000 en 2013. Il s’agit majoritairement de Holsteins en provenance d’abord d’Australie, ainsi que de Nouvelle-Zélande et d’Uruguay. Avec cet accord, ce sont donc des animaux d’un type bien différent qui iraient faire carrière en Chine, puisque le cheptel roumain est essentiellement constitué de vaches laitières mixtes, d’une race proche de la Simmental, à moindre potentiel laitier. « Cet accord illustre la recherche de diversification de la part de la Chine de ses sources d’approvisionnement en animaux », explique Jean-Marc Chaumet. Elle négocie pays par pays pour ses importations, et non pas avec l’Union européenne en tant qu’interlocuteur unique. Jusqu’à présent, les frontières chinoises restent fermées aux animaux français en raison du statut du pays à l’égard de l’ESB.

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