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La centrale photovoltaïque s’est adaptée au projet bâtiment

À la ferme expérimentale des Établières en Vendée, le bâtiment à logettes construit en 2017 a été conçu pour obtenir le meilleur logement possible pour les vaches suitées et les génisses. Les panneaux photovoltaïques qui y ont été posés sont rentables.

Une centrale de 83 kWc a aussi été installée sur le toit de la fumière.
© Chambre d'agriculture de Vendée

À la ferme expérimentale des Établières, une centrale photovoltaïque de 99,9 kWc a été installée sur le bâtiment à logettes et aire paillée pour vaches allaitantes suitées et génisses (lire Réussir Bovins Viande, n° 258, février 2018, p. 19) construit en 2017. Le bâtiment représente une surface de 2 300 m2 environ en trois chapelles, et deux pans de deux des chapelles ont été équipés. L’orientation est est-sud est pour favoriser la ventilation, des translucides ont été posés pour obtenir un éclairage naturel du bâtiment. Un bilan a été réalisé par un géobiologue et il n’a pas été noté de problème d’ambiance dans le bâtiment.

40 000 euros de trésorerie nette seront générés au bout de vingt ans

« L’investissement représente 159 000 euros pour la centrale photovoltaïque, la toiture, la tranchée et le raccordement. Il est porté par une SAS », explique Jean-François Moreau, de la chambre d’agriculture des Pays de la Loire. L’installation fonctionne très bien. Pour la première année, le chiffre d’affaires prévisionnel est réalisé, et même dépassé de 5 %. « Le contrat de revente totale permettra au bout des vingt ans de rembourser les 159 000 euros d’investissement, ainsi que tous les frais de fonctionnements cumulés." Ceux-ci comprennent les frais bancaires et toutes les charges (forfait de maintenance, prévision de remplacement des onduleurs, location du terrain, frais de compte et frais d’acheminement, taxe d’utilisation et impôt sur la société). « À partir de la seizième année, l’effort de trésorerie sera rattrapé et un excédent de 40 000 euros de trésorerie cumulée aura été généré à la fin du contrat de vingt ans », explique Jean-François Moreau.

À la ferme expérimentale, la question de l’intérêt de l’autoconsommation de l’électricité s’est posée car sa consommation est assez importante. Elle est équipée de racleurs automatiques, d’une voiture utilitaire électrique, de pompes pour le traitement de l’eau de boisson, et d’auges peseuses. Cependant, le coût du stockage de l’énergie s’est révélé trop onéreux.

Une première installation photovoltaïque avait été installée en 2009, au moment de la construction d’un bâtiment d’engraissement pour jeunes bovins. En technique amorphe (sous forme de rouleau), elle représente une production de 17,5 kWc. Le bâtiment n’était pas orienté de façon très favorable, mais il s’est avéré en plus que cette installation ne fonctionne pas bien, avec une production inférieure d’un tiers environ au prévisionnel. « Nous en avons tiré l’enseignement que la maintenance d’une installation est un facteur à ne pas négliger pour sa réussite », commente Jean-François Moreau.

En 2017, il a été décidé d’installer aussi une centrale sur le toit de la fumière. Comme celle-ci est située sur la même parcelle cadastrale que la première petite centrale, elle a été calibrée à 82 kWc pour rester sous le seuil des 100 kWc, et elle a vocation à combler le manque à produire de la première sur les vingt ans de contrat.

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