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Dans le bocage angevin
La belle reconversion du Domaine des Rues

Sur les rives de la Mayenne, le Domaine des Rues se confond depuis le début du XIXè avec le passé de la Rouge des Prés. Depuis sa restauration, la belle histoire se poursuit.

Les anciennes granges et étables occupent une surface de 1500 m2 et une bonne partie des installations sont louées tout au long de la belle saison.
Les anciennes granges et étables occupent une surface de 1500 m2 et une bonne partie des installations sont louées tout au long de la belle saison.
© F. Alteroche

 


Avec ses toits en ardoise fraîchement rénovés, ses façades restaurées avec goût et ses pelouses soigneusement entretenues, le site du Domaine des Rues ne passe pas inaperçu. Cet ensemble architectural est situé en périphérie du joli village de Chenillé-Changé dans le Maine-et-Loire.


Depuis juillet 2010, il est devenu le QG de la Rouge des Prés. Les bâtiments datent de 1 836. Cette période correspond à certains bouleversements pour l’agriculture et l’élevage local. « À cette époque, pour illustrer les bienfaits du progrès et en convaincre leurs métayers, les propriétaires de grands domaines du Haut-Anjou et du sud du Maine vont construire des fermes modèles. Le Domaine des Rues en est un bel exemple.


Il a été créé par Camille de Rougé, dont le fils Olivier, sera le fondateur de la race », explique Albéric Valais directeur de la Sica « Domaine des Rues », à la fois organisme et entreprise de sélection de cette race bovine typiquement angevine. Quatre décennies auparavant, au moment de la Révolution, des aristocrates angevins avaient émigré en Angleterre. Là-bas, ils avaient eu tout le loisir d’observer et d’étudier les différentes pratiques agricoles alors en cours outre-Manche.


A leur retour d’exil, ils vont mettre en application une partie de ce qu’ils ont vu et appris. Cette période va correspondre à la vague d’utilisation de la Durham (une race britannique proche de l’actuelle Shorthorn) sur certaines populations bovines françaises. Des reproducteurs Durham seront croisés avec des animaux de race « Mancelle ». Après sélection dans des exploitations telles que le Domaine des Rues, leurs descendants seront à l’origine de l’actuelle Rouge des Prés.


DOUCE TERRE ANGEVINE


L’endroit était donc emblématique. Le choix et la possibilité de transférer en ce même lieu toutes les structures concernant la Rouge des Prés et l’AOC Maine-Anjou n’a fait qu’ancrer encore un peu plus profondément les racines de cette race de terroir dans la douce terre angevine permettant par la même occasion de faire vivre et pérenniser un bel exemple d’architecture rurale du XIXe.


« Le regroupement de toutes nos instances sur un même lieu a aussi contribué à donner un rôle fédérateur au Domaine des Rues », ajoute Albéric Valais. Pour faire vivre et rentabiliser ces bâtiments, une partie d’entre eux sont loués. L’accueil de séminaires et surtout de fêtes familiales permet de valoriser des installations initialement conçues pour héberger les 80 bêtes à cornes d’Olivier de Rougé.


Emplacement et infrastructures de qualité font que le lieu est apprécié. « Nous tablons sur vingt semaines par an pour cette activité de location. Cette année, nous avons des réservations tous les week-ends, de fin mai jusqu’en octobre, principalement pour des mariages. »

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