Indispensable contention !

- - 3 min
Une installation de contention a un coût mais c'est un outil qui dure et gagne à être couvert. Crédits : © F. d'Alteroche

Combien d'éleveurs allaitants sont équipés d'installations de contention qui leur permettent de travailler efficacement et rapidement avec surtout de meilleures conditions de sécurité pour eux-mêmes et les intervenants extérieurs ? Voilà une question qui restera probablement à jamais sans réponse. Si on écoute les différents acteurs gravitant dans le secteur de l'élevage, le taux d'équipement restera de toute façon toujours insuffisant.
Dans les exploitations agricoles françaises, un accident sur trois est lié à la manipulation des bovins et cette proportion est bien entendu nettement plus importante dans les zones spécialisées, là où la production bovine est la seule activité agricole.
Une bonne installation de contention doit être complétée par un quai de chargement. Tous les chauffeurs expérimentés ne manquent pas d'anecdotes parfois cocasses sur des chargements dans des conditions rocambolesques et trop souvent dangereuses. Ils soulignent surtout que ramené à l'animal monté dans le camion, le temps nécessaire pour charger des lots de bovins varie dans des proportions considérables selon les exploitations. Tous voient donc avec bonheur les éleveurs s'équiper d'installations qui leur facilitent le travail, font gagner du temps et vont dans le sens d'une meilleure qualité du produit.

 

« L'absence d'une bonne installation de contention est lourde de conséquences »

 

« La contention en élevage est un thème qui fédère dans la mesure où sa présence ou absence est lourde de conséquences sur l'efficacité du travail et la sécurité des intervenants, et au premier chef, l'éleveur », expliquait Gilles Gapihan, responsable du service bovins viande à l'EDE du Puy-de-Dôme à l'occasion d'une journée sur ce thème organisée fin février.
Une installation de contention a évidemment un coût, mais c'est un outil qui dure et gagne à être couvert. « Mal conçu et non couvert vous êtes certains de vous compliquer la vie pendant 20 ans, en travaillant souvent sous la pluie. Dans le cas contraire vous travaillerez sereinement sans vous soucier des intempéries », soulignait Michel Perrin, formateur en contention bovine lors de cette journée en incitant les éleveurs à cogiter bien en amont leur projet.

Pour en savoir plus

 

Voir dossier Réussir Bovins Viande d'avril 2014. RBV n°214, p. 20 à 38.

 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Au sommaire :

 

p. 22 - « Le comportement  des bovins est insuffisamment connu »


p. 26 - Un parc pour travailler rapidement et en sécurité


p. 30 - Effectuer seul le travail de contention sur tous les animaux


p. 32 - Un parc de contention costaud fait maison


p. 36 - Un quai pour embarquer en sécurité et dans le calme

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires