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Gaec du veau d’or dans la Creuse : des rations autonomes en système veau sous la mère avec lupin et luzerne

Dans la Creuse, le Gaec du veau d’or a introduit le lupin puis la luzerne dans son système fourrager pour maîtriser des rations. Environ 80 veaux sous la mère sont élevés chaque année avec des vaches limousines conduites en croisement d’absorption vers la blonde d’Aquitaine et des tantes laitières.

Éleveurs de veaux sous la mère à Mainsat, dans la Creuse, avec 120 vêlages, Amélie Azam et Pierre-Alexandre Bec n’achètent plus d’aliment protéique depuis cinq ans. Pour complémenter leurs ensilages de maïs et de prairies, ils ont choisi le lupin blanc d’hiver. Celui-ci a aussi l’avantage, en plus de sa forte teneur en protéines, de potentiellement avoir un effet bénéfique sur le taux de matières grasses du lait, et de favoriser le maintien des vaches en état.

<em class="placeholder">éleveuse veaux sous la mère Amélie Azma Gaec du veau d&#039;or Creuse</em>
"Nous sommes autonomes en paille, avec les bâtiments sur logettes avec tapis pour les vaches et la salle de tétée sur tapis et grille", explique Amélie Azam 

Les éleveurs en cultivent désormais 8 hectares par an. Les rendements sont variables, entre 20 et 40 q/ha, mais leur permettent d’être autonomes en protéines pour les tantes normandes et montbéliardes en lactation et pour les génisses.

Associations fétuque luzerne et fétuque trèfle blanc

Pour avancer encore vers des rations diversifiées, la première parcelle de luzerne a été semée sur quatre hectares en 2024, en opportunité par rapport aux conditions de la fin d’été. Elle a bénéficié d’un apport de lisier, dont le pH est de 9, ce qui rééquilibre l’acidité du sol et va être favorable à l’implantation de la luzerne et à sa pérennisation. Elle a été ensilée vers le 15 mai, récoltée en foin en août et a donné une autre coupe dans l’automne.

Lire aussi : Gaec du veau d'or dans la Creuse : la passion du veau sous la mère

Les prairies temporaires sont constituées d’associations fétuque et luzerne et fétuque et trèfle blanc. Elles sont ensilées (60 ha par an), puis récoltées en foin avant d’être pâturées tous les 40 jours. « On cherchait de l’appétence et quelque chose de pérenne. À partir de nos observations, ce sont ces deux associations qui fonctionnent le mieux ici parce que les multiespèces ne tiennent pas pendant les grosses chaleurs, et les mélanges suisses au bout de trois ans, ne fournissent plus que du trèfle et du dactyle », explique Amélie Azam. Ces associations reçoivent 30 unités d’azote la première année, et rien les suivantes.

Des variétés de maïs de type mixte grain

Le Gaec Du Veau d’or cultive aussi 30 hectares de triticale. « Nous sommes autonomes en paille, avec les bâtiments sur logettes avec tapis pour les vaches et la salle de tétée sur tapis et grille. Nous vendons la récolte de 10 à 12 hectares, et environ 40 tonnes de paille par an », précise l’éleveuse. Le maïs ensilage occupe 17 hectares. « Des variétés de type mixte grain sont choisies pour apporter plus d’amidon. Le rendement tourne autour de 12 tMS/ha. »

La ration mélangée de base pour les vaches en lactation est composée de 14 kg d’ensilage d’herbe, 10 kg d’ensilage de maïs, 2 à 3 kg de foin, 150 g de minéraux. Les blondes en reçoivent 30 kg et les laitières 50 kg.

Quand les montbéliardes et normandes sont au pic de leur lactation, elles sont complémentées avec 5 kg de triticale et 1,8 kg lupin – une ration permettant la production de 20 kg de lait. La ration des blondes est équilibrée avec au maximum 2 kg de céréales par jour grâce à la richesse des fourrages. « Nous commençons également à caler les rations d’engraissement pour les vaches de réforme blondes avec 1,2 kg de lupin », explique Amélie Azam. Les veaux tètent le lait de leur mère, et en complément par périodes celui d’une tante. Un petit peu de lait en poudre leur est aussi distribué comme support pour leur faire bien assimiler des oligoéléments et du magnésium, ainsi qu’un hépathoprotecteur.

Fiche élevage

250 ha de SAU dont 17 ha de maïs ensilage, 30 ha de blé et triticale, 8 ha de lupin et 195 ha de prairies temporaires et naturelles
120 vêlages dont 90 à 95 limousines en croisement vers la blonde d’Aquitaine et 25 à 30 tantes laitières
75 à 85 veaux sous la mère vendus chaque année
2 unités de main-d'oeuvre

Côté web

Retrouvez sur notre site https://www.reussir.fr/bovins-viande un article et une vidéo sur la conduite du troupeau, le bâtiment des veaux sous la mère et le déroulement de la tétée au Gaec Du Veau d’or.

 

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