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Feder lance une nouvelle marque

À l’occasion du Sommet de l’élevage, le groupe coopératif Feder a annoncé le lancement d’une nouvelle marque de viande « La maison des éleveurs, bœuf pleine herbe. »

De gauche à droite, Bertrand Laboisse, Yves Largy, Michel Millot et Olivier Mével.
© F. d'Alteroche

Cette initiative fait suite  — entre autres — aux conseils promulgués par Olivier Mével, enseignant consultant en marketing et ancien cadre dans la grande distribution. Elle s’appuie sur les conclusions d’une enquête que ce dernier a fait réaliser auprès de 1200 personnes dans sept villes test (Paris, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Marseille, Nice et Montpellier). Son objectif était d’analyser forces et faiblesses de la viande bovine en interrogeant les consommateurs sur leurs pratiques d’achat et leurs perceptions du produit. Résultat : 80% des achats de viande se réalisent en GMS et 84% des consommateurs ont une image positive de cet aliment. L’origine locale est le premier critère de perception de la qualité d’une viande bovine mais les consommateurs sont aussi sensibles au fait de pouvoir acheter entrecôtes et steaks hachés issus d’animaux ayant pâturé le plus longtemps possible, la plus grande partie de l’année. Cette enquête fait surtout ressortir que « c’est d’abord dans le producteur que les consommateurs ont le plus confiance pour garantir une viande de bœuf de qualité. »

Au moins quand ils ont été interrogés, 92% des consommateurs enquêtés se disaient prêts à payer plus cher pour de la viande issue d’un animal élevé à l’herbe. D’où cette idée de mettre en place via cette marque un produit « équitable », à même de garantir une juste rémunération aux éleveurs, un peu dans la philosophie de différentes initiatives mises en place ces derniers mois pour du lait UHT.

À l’herbe le plus longtemps possible

« La maison des éleveurs, bœuf pleine herbe » concernera des génisses et vaches de race à viande ou issues de croisements entre races à viande. Les poids carcasses objectifs sont de 380 kilos pour les génisses et 420 pour les vaches. Autant d’animaux nourris en pâtures « le plus longtemps possible », tant que la saison le permet.

Le mode de conduite correspondra dans la limite du raisonnable aux attentes formulées par les consommateurs dans l’enquête pré-citée. « Nos adhérents qui produiront ces animaux se sont engagés à accepter des visites organisées pour des consommateurs sur leurs exploitations », précisait Michel Millot, directeur de Feder. 

Pour rassurer le consommateur et satisfaire sa demande d’informations, il a été annoncé la mise en place d’un QR code apposé sur l’étiquette. Il permettra aux consommateurs intéressés d’en savoir davantage sur la ferme d’où provient l’animal et ses conditions d’élevage. Sur les 4500 exploitations rassemblées au sein de Feder, 950 sont actuellement en mesure de produire des animaux pour cette démarche, laquelle est actuellement proposée aux différents distributeurs et abatteurs qui travaillent déjà régulièrement avec cette organisation de producteurs. Début octobre lors de la première présentation de cette marque, elle n’était pas encore commercialisée en magasin. « On a encore un peu de travail », soulignait volontiers Yves Largy son président. « Mais on a pas imaginé cette démarche et mis en place tout ce travail pour se satisfaire de quatre ou cinq bêtes par semaine. Notre ambition est que cela puisse à terme concerner des volumes nettement plus conséquents. »

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