FCO : le sérotype 4 n’est plus endémique dans l’Hexagone, annonce le ministère de l’Agriculture
La FCO 4 est passée du statut « enzootique » à « exotique » en France continentale, selon un arrêté du ministère de l’Agriculture paru le 31 mai au Journal officiel. Absent de l’Hexagone depuis 2018, le sérotype fera désormais l’objet d’une zone régulée si un foyer est détecté.
La FCO 4 est passée du statut « enzootique » à « exotique » en France continentale, selon un arrêté du ministère de l’Agriculture paru le 31 mai au Journal officiel. Absent de l’Hexagone depuis 2018, le sérotype fera désormais l’objet d’une zone régulée si un foyer est détecté.
Avec Agra Presse
Absent depuis 2018 de France continentale, le sérotype 4 de la fièvre catarrhale ovine (FCO 4) n’y est plus considéré comme enzootique, selon un arrêté du ministère de l’Agriculture paru le 31 mai au Journal officiel. La FCO 4 est donc classée comme exotique dans l’Hexagone. Ce sérotype reste enzootique en Corse où 10 foyers de FCO 4 avaient été recensés entre le 1er juin 2024 et le 31 mai 2025, selon un point de situation du ministère de l’Agriculture. Comme souligné par nos confrères d’Agra Presse, le changement de statut modifie les mesures de gestion contre la maladie. Selon l’arrêté du 4 juillet 2024, le passage au statut exotique implique la création d’une zone « régulée » si un foyer est détecté, avec des restrictions de mouvements pour les animaux « sensibles », soit les bovins, ovins et caprins.
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Une zone régulée pour « préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres »
Le ministère soutient que cette zone régulée a pour objectif de « limiter l’extension de la maladie et préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres ». Pour un sérotype enzootique comme la FCO 3 ou la FCO 8, les animaux infectés peuvent circuler librement sur le territoire national. En cas d’échanges de ces animaux avec des pays européens ou des pays tiers, des conditions sanitaires sont exigées (vaccination, tests, désinsectisation des troupeaux).
Le statut exotique ou enzootique peut aussi jouer sur la prise en charge de la vaccination par l’État. Pour le statut enzootique, où la maladie est considérée comme « structurellement présente » ou « endémique », la ministre de l’Agriculture avait indiqué devant le Sénat en octobre 2024 que l’État ne prenait pas en charge la vaccination. « La logique est de dire virus émergent : l’État prend en charge ; virus endémique : le relai est pris par les éleveurs », justifiait la ministre de l’Agriculture.
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