Aller au contenu principal

Être compétitif dans le Grand Ouest

Coûts de production. Fortes variations des matières premières, hausse instable des prix de vente, concurrence des cultures et faible revenu... le contexte pousse à améliorer l'efficacité économique des exploitations.

En région Pays de la Loire, les écarts peuvent aller de un à trois pour le coût de production de 100 kilos vifs, et de un à cinq pour la rémunération permise.
En région Pays de la Loire, les écarts peuvent aller de un à trois pour le coût de production de 100 kilos vifs, et de un à cinq pour la rémunération permise.
© Chambre d'Agriculture de Loire-Atlantique

L'analyse de 290 diagnostics « coûts de production » réalisés en 2011 en région Pays de la Loire montre des écarts de un à trois sur le coût de production pour 100 kilos vifs, et de un à cinq en rémunération permise », a expliqué Patrick Sarzeaud de l'Institut de l'élevage lors d'une conférence organisée dans le cadre du Space.
Deux tiers des élevages présentent un manque de productivité, un manque de produit ou bien une non maîtrise des charges. Il s'agit en majorité d'élevages de dimensions inférieures et avec des performances un peu moins bonnes. Les charges fixes pèsent lourd. Beaucoup d'entre elles ont des produits insuffisants du fait des prix et/ou des aides qu'ils touchent, ce qui annule une bonne productivité. Enfin certains ont des coûts alimentaires et des coûts d'équipements trop importants. « Il y a donc plusieurs façons d'améliorer la rentabilité, mais elles se rejoignent sur la nécessité de ne perdre aucun kilo et de bien les valoriser. »


Les économes, les productifs et les valorisateurs


Parmi ceux qui dégagent plus de 1,5 Smic par unité de main-d'oeuvre, on peut identifier trois profils d'éleveurs qui sont représentés dans tous les systèmes (naisseurs, engraisseurs, naisseurs-engraisseurs). Les économes ont un coût de production inférieur de 15 % à la moyenne. Ce sont souvent de petits élevages (50 vêlages par unité de main-d'oeuvre, naisseurs et naisseurs-engraisseurs) avec une forte rigueur budgétaire ou bien des élevages de taille moyenne avec un bon équilibre entre le coût et le produit. Leurs équipements sont bien dimensionnés.
Les productifs, ensuite, se caractérisent, comme leur nom l'indique, par une productivité (rapport entre produits et charges) supérieure de 40 % à la moyenne. Il s'agit de grands producteurs avec une bonne productivité du travail et de bons résultats techniques. Ils présentent un nombre de vêlages par unité de main-d'oeuvre supérieur de 14 vêlages à la moyenne sans dégrader les performances animales. Le coût de la main-d'oeuvre et du matériel est amorti sur davantage de kilos. Il s'agit de grands élevages relativement herbagers et très consommateurs de concentrés dont la moitié est produite sur l'exploitation. Ou bien d'élevages à conduites intensives avec plus de maïs ensilage et plus de stocks. Et enfin les valorisateurs, qui ont un produit supérieur de 17 % à la moyenne grâce au niveau de leurs prix de vente et/ou d'aides, du fait du type de bovins mieux conformés ou bien de la période de vente. Leurs performances techniques sont moyennes avec des charges alimentaires parfois fortes et des charges d'équipements plus élevées. Mais au final, la rentabilité est bonne. Ce sont cependant des systèmes plus sensibles aux aléas du prix des intrants et à la PAC.

Les plus lus

Concours national Salers : Forte affluence pour admirer l’élite de la race

Issoire, dans le Puy-de-Dôme, accueillait la 149ème édition du concours national Salers du 18 au 20 septembre 2026. Un réel…

<em class="placeholder">parcelle de teff grass le 31 août 2026</em>
Fourrages : « J’ai implanté du teff grass fin juin, je vais m’en sortir mieux qu’avec de l’herbe »

Matthieu Peyrat, éleveur de vaches Aubrac dans le Puy-de-Dôme a implanté du teff grass après orge. Malgré des craintes dues à…

Journée Charolaise : Une édition 2026 portée par la mobilisation des éleveurs

Le 2 septembre, la "journée Charolaise" a rassemblé pour le concours national des veaux 260 jeunes reproducteurs issus de 90…

<em class="placeholder">fréquentation de la zone d&#039;abreuvement boucles électroniques vaches Armoricaines Cirbeef à Mauron (Morbihan)</em>
Identification des bovins : Des boucles électroniques ultra haute fréquence pour surveiller la fréquentation des abreuvoirs au pré

L’Institut de l’élevage teste un cas d’usage des boucles électroniques ultra haute fréquence en élevage bovin allaitant :…

<em class="placeholder">balle ronde de foin de prairie naturelle déroulée au sol en bâtiment bovins viande</em>
« Il n’y aura pas suffisamment de fourrages sur le marché pour tout le monde »
Avec la sécheresse et les canicules, les éleveurs manquent de foin. Le marché est tendu, avec une offre très restreinte, témoigne…
Space 2026 : Retrouvez les champions des races allaitantes et le résultat de la vente aux enchères "excellence bouchère"

Au Space, les concours et présentations Charolaise, Limousine, Blonde d‘Aquitaine, Parthenaise et Salers et la vente aux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande