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Fabricants d´aliments
En région Auvergne-Limousin, un guide des bonnes pratiques pour alléger les contrôles

Les fabricants d´aliments pour animaux d´Auvergne et du Limousin demandent aux filières qualité d´éviter la surenchère et comptent sur leur nouveau guide des bonnes pratiques pour alléger les contrôles.


« Attention aux surenchères », tel est le message que les participants à la conférence de l´union régionale des fabricants d´aliments composés Auvergne Limousin (Urfacal) ont voulu transmettre à l´occasion du Sommet de l´élevage. La rencontre était consacrée aux filières de qualité, lait et viande. « Aujourd´hui, les filières risquent de ne plus être capables de supporter les surcoûts liés aux démarches de qualité alors que le consommateur et les réglementations élèvent encore le niveau d´exigence », préviennent les dirigeants de l´Urfacal.
Martial Benoist d´Etiveaud, de la coopérative Éleveurs du pays vert (Cantal), se fait plus précis : « Gérer les listes de fabricants et de gammes d´aliments devient un casse-tête. Je connais peu de cahiers des charges qui tiennent compte de ce que la filière est capable de faire et où tout le monde a bien été contacté avant d´écrire le cahier des charges. Les GMS, avec leurs marques commerciales, sont plus raisonnables que les producteurs eux-mêmes. Nous sommes également soumis à la surenchère des organismes certificateurs. Mais, pour pouvoir leur demander d´être raisonnables dans les contrôles, restons raisonnables dans nos prétentions. » Pour le responsable qualité de la coopérative, la réduction des coûts dans les filières est incontournable.
Les fabricants d´aliments vivent de plus en plus difficilement la multiplication des gammes de formules d´aliments.

Des solutions pour alléger les contrôles
Simplifier donc. Les fabricants d´aliments ne demandent pas autre chose. Aujourd´hui, ils disent vivre de plus en plus difficilement la multiplication des gammes de formules d´aliments et, par voie de conséquence, l´escalade des contrôles.
Louis Thivat, président de l´Urfacal réclame « des solutions pour alléger les contrôles des formules ». Il compte sur leur nouveau « guide des bonnes pratiques » pour y parvenir. Celui-ci intègre toutes les démarches de certification (ISO, HACCP) qu´ils ont mis en place ces dernières années ainsi que l´ensemble des réglementations concernant la sécurité alimentaire, notamment le paquet hygiène.
Ils se disent prêts à y intégrer aussi les exigences de chaque démarche de qualité « en concertation avec tous les acteurs des filières ». Bref, pour eux, le guide des bonnes pratiques répond « à l´ensemble des attentes », celles des consommateurs, des filières qui veulent se différencier, et des pouvoirs publics soucieux de traçabilité.

Les organismes de certification réclament également la validation une fois pour toutes d´un « système de formulation » plutôt que l´agrément de chaque formule, à l´instar de Marianne Petit de l´organisme certificateur Aucert : « La mise en place d´un audit référent portant sur l´application du guide des bonnes pratiques, réalisé par un seul organisme certificateur, permettra aux organismes certificateurs de produits de revenir à leur coeur de métier, c´est-à-dire le contrôle des produits et non pas l´audit des processus ». Il ne resterait plus ensuite qu´à « vérifier lors de contrôles inopinés » la conformité des formules établies pour le signe de qualité objet du contrôle et de la livraison de l´aliment à l´éleveur. Marianne Petit attire néanmoins, elle aussi, l´attention des responsables des démarches de qualité sur la nécessité de « définir un socle commun de leurs exigences ». Des discussions sont en cours sur le plan national afin que, dès 2007, se mette en place cet agrément unique. Une grille d´audit est en cours de construction et des auditeurs experts de ces métiers vont être formés.
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