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« Nos charges de mécanisation ont été réduites à 112 euros/100 kgvv »

Au Gaec Cosset en Loire-atlantique, le passage en système naisseur engraisseur de boeufs en bio avec 100 vêlages sur 300 hectares dont la moitié en marais a permis d'arbitrer les choix de mécanisation. La chaine foin est attentivement calibrée et les travaux demandant de la puissance sont confiés à une ETA.  

éleveur bovins viande prairie limousine
« La diversité des sols de l’exploitation permet à tout notre cheptel de passer plus de neuf mois au pâturage, ce qui limite les charges de mécanisation », témoigne Jérôme Cosset, associé au Gaec Cosset, à Saint-Étienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique
© V. Bargain

« Depuis mon installation en 2014 avec mon père, nous avons construit un bâtiment, repris des terres et agrandi le cheptel. Nous devions réduire nos charges pour que la banque nous suive. Nous sommes aussi passés en bio. L’exploitation, en système bœufs charolais et limousin, compte aujourd’hui 300 hectares, dont la moitié de marais, pour 90 à 100 vêlages par an. Comme nous sommes passés de 160 à 300 ha, nous avons pu désintensifier, arrêter le maïs et développer le pâturage qui limite les frais de mécanisation. 

Lire aussi : Quatre facteurs expliquent les écarts de charges de mécanisation en élevage bovins viande

Les animaux ne sont en bâtiment que trois mois l’hiver et pour un lot, quinze jours l’été. Nous n’affourageons pas l’été au champ. Et les vêlages se font dehors, ce qui évite d’avoir les animaux en bâtiment. L’épandage du fumier, l’enrubannage et le pressage en bottes cubiques, qui demandent de la puissance, sont délégués à une ETA. Nous ne faisons que les petits champs avec le roundballer de la Cuma. 

Nous possédons deux tracteurs, un de 115 CV et un de 95 CV. Nous veillons à avoir toujours au moins un tracteur amorti. Nous ne distribuons que du foin et de l’enrubannage, avec la fourche du tracteur, et nous déroulons ensuite à la main. Le train de fanage est dimensionné sur la puissance du tracteur principal et non sur une largeur de travail qui entraînerait une surmécanisation sur le faneur et l’andaineur. 

Lire aussi : Les charges de mécanisation sont devenues le premier poste de dépenses dans les élevages bovins viande

Nous avons une faucheuse de 6,40 m de large, un faneur de 7 m, un andaineur que nous avons récemment changé en passant de 4,20 m à 7,50 m de large. Le but est d’utiliser la puissance au maximum, mais de ne pas l’augmenter. Nos charges de mécanisation sont au final de 112 euros/100 kgvv, dont 57 euros d’amortissement et 26 euros de travaux par tiers. La puissance tracteur en propre est fixée à 1,6 CV/ha, 2,5 CV/ha avec le tracteur Cuma et ETA. »

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