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Elvea : l'inquiétude s'installe face aux difficultés des éleveurs

La situation économique des producteurs était la préoccupation majeure évoquée lors de l'assemblée générale d'Elvea France. Des perspectives ont été brossées concernant le travail des OP.

Jean-Pierre Duclos, président d'Elvea France. "L'attente des éleveurs n'est pas à de nouveau prêts de trésorerie, mais à une mesure forte pour redonner une vie à l'élevage."
Jean-Pierre Duclos, président d'Elvea France. "L'attente des éleveurs n'est pas à de nouveau prêts de trésorerie, mais à une mesure forte pour redonner une vie à l'élevage."
© C. Delisle

La pérennité de la filière bovine est en jeu si la situation économique n’évolue pas », commence Philippe Augier, vice-président d’Elvea. Le ton est donné, dès l’ouverture de l’assemblée générale d’Elvea France, regroupement des associations d’éleveurs, qui s’est tenue à Arras, le 10 juin dernier.

PRÉSERVER LE STATUT DES ORGANISATIONS DE PRODUCTEURS

« Les producteurs n’ont plus la capacité de répondre à un nouveau coup dur tel que la sécheresse qui sévit actuellement et menace d’impacter de façon exceptionnelle, les ressources en fourrages, poursuit ce dernier. Il faut un prix rémunérateur. » Elvea s’est fortement mobilisée tout au long de la procédure d’examen et d’adoption du texte de Loi de modernisation agricole par les parlementaires, pour préserver le statut des organisations de producteurs non commerciales. Elle a souligné le rôle majeur des associations dans la structuration de la filière bovine et mis en avant l’aide apportée sur le plan technique et économique aux éleveurs adhérents. Elvea espère ainsi que les associations d’éleveurs ne seront pas remises en cause, suite au bilan par secteur, de l’organisation de la production et de l’efficacité des différents modes de commercialisation, réalisé cette année. « Dans la situation actuelle de la filière bovine, l’heure ne doit pas être aux positions doctrinaires, mais à une approche pragmatique », a noté Philippe Augier. Les associations d’éleveurs entendent pour leur part poursuivre et dynamiser leurs actions au service des éleveurs et de la filière. Quatre axes de travail ont ainsi été définis pour l’avenir.

REMONTEE DES DONNEES COMMERCIALES

Le premier axe s’oriente sur la remontée et le traitement plus réactif des données commerciales afin de fournir aux éleveurs des informations sur les prix « départ ferme » à la semaine selon les catégories et les fluctuations du marché. Le projet d’une charte interne éleveurs-acheteurs est également en cours, pour un meilleur partenariat. Elle vise à renforcer les liens entre eux et à formaliser les objectifs d’actions collectives avec plus de transparence. « Nous souhaitons, par ailleurs, le renforcement de la structuration des démarches filières qualité. Cette charte devrait apporter une plus grande cohésion pour obtenir une offre plus importante. Pour terminer, nous réfléchissons à la création d’une association d’organisation de producteurs (AOP) pour ensemble, nous donner la capacité de mieux gérer certains segments de production et de réaliser une meilleure adéquation offredemande », évoque Philippe Augier. Julien Turenne du ministère de l’Agriculture a ajouté qu’une évaluation sur l’adaptation au marché, pour demain être plus compétitif, a été lancée. Le bilan se fera dans les prochains mois. « Sur un plan général, l’enjeu pour l’année à venir est de permettre aux éleveurs de tenir économiquement dans une situation de crise exceptionnelle et de leur proposer des perspectives pour le moyen terme. L’élevage est un atout pour la France. Le rôle des associations est de porter cette activité économique essentielle pour toutes les régions françaises », conclut Jean-Pierre Duclos, président d’Elvea France.

Elvea France c’est :

- 44 associations


- 1 207 115 bovins commercialisés toutes catégories


- 895 000 vaches allaitantes (soit 22 % du cheptel national)


- 197 000 vaches laitières (soit 5 % du cheptel national)

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