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Elvea France veut renforcer ses filières

Conjoncture, bien-être animal, filière B2E broutards d’excellence… sont autant de thématiques abordées lors de l’assemblée générale d’Elvea France.

Philippe Auger, président d’Elvea France. « Il faut mettre en adéquation nos forces et créer de nouvelles filières. »
© C. Delisle

Les sujets évoqués ont été nombreux lors de l’assemblée générale d’Elvea France(1) qui a eu lieu début septembre dans l’Orne. L’organisation, qui fédère au niveau national les associations d’éleveurs du secteur bovin, s’est fixé des priorités, notamment celle de développer des démarches filières. Elvea France a rappelé son engagement dans la démarche éleveurs et engagé, comme dans l’accompagnement des OPNC pour le déploiement de la démarche B2E. « La filière Broutards d’excellence B2E est prête (animaux garantis d’un point de vue sanitaire, vaccination contre les maladies pulmonaires et déparasitage) pour le marché national et export. Elvea France préconise le versement d’un complément de prix d’environ 35 euros par bête au naisseur qui met en place le cahier des charges B2E. Des engraisseurs italiens souhaitant réduire la quantité d’antibiotiques administrés aux broutards se sont par ailleurs montrés intéressés par la démarche », observe Philippe Auger, président d’Elvea France.

De plus, Elvea France a de nouveau mis en avant sa détermination à faire face aux attaques sociétales, tout particulièrement celles concernant le bien-être animal. Cette implication se traduit par l’adoption d’une stratégie offensive sur le sujet. « L’heure n’est plus à la réaction mais à la construction avec les parties prenantes d’une stratégie de défense de notre modèle d’élevage. On doit être acteur plutôt que spectateur, engager le dialogue avec les associations welfaristes et prendre part aux débats sur les réseaux sociaux afin de parler du métier d’éleveur », souligne Philippe Auger. « Il faut rentrer dans le débat pour combler le déficit de connaissances et échanger », a ajouté Bruno Dufayet, président de la FNB et de la commission enjeux et société à Interbev, lors de la table ronde organisée sur le sujet.

Elvea France a abordé la question de la contractualisation. « On n’est pas contre, à condition de pouvoir parler prix, volume et mise en production. Le commerce privé est également un point qui nous concerne. On ne veut pas se limiter à être des producteurs de viande et ne pas savoir à qui sont envoyés nos animaux. On doit remettre la commercialisation de nos animaux entre les mains des éleveurs. Par ailleurs, nous avons rappelé les intérêts des OPNC lors des États généraux de l’alimentation, et nous espérons qu’ils ne deviendront pas trop généraux », observe Philippe Auger.

(1) Elvea France regroupe 38 structures départementales ou pluri-départementales

Des voyants au vert

La conjoncture commerciale de cette année a été moins mauvaise qu’en 2016, sans pour autant répondre aux attentes. Toutefois, certains signaux laissent penser qu’une éclaircie se profile.

« Notre production a besoin de grandir, d’investir et de se moderniser », a rapporté Gérard Poyer, président de la Fédération française des commerçants en bestiaux (FFCB), avant d’ajouter : « la Turquie est revenue frapper à notre porte ». Une évolution du certificat sanitaire négociée avec la Turquie pourrait permettre de redonner accès à ce marché. L’Algérie a, quant à elle, rouvert. « Il est cependant primordial de vacciner contre la FCO, d’autant plus que pour l’instant le vaccin est gratuit. Il est également important d’aller plus vite pour résoudre le problème IBR. Le côté sanitaire, s’il est à la hauteur, permet de fluidifier le marché même si cela représente une corvée. C’est un passage obligatoire pour des échanges riches et nombreux. »

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