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Dialoguer avec le consommateur

Attaques sociétales, États généraux de l’alimentation, sanitaire, bien-être animal… Autant de volets abordés lors des dernières journées filière bovine de Coop de France (1).

Bruno Colin, président de la section bovine de la filière bétail et viande de Coop de France. « Il est nécessaire de mettre en avant toutes nos bonnes pratiques, de montrer ce que l’on produit et de quelle manière on le produit. »
© C. Delisle

Le lancement des États généraux de l’alimentation s’est forcément retrouvé au cœur des discussions, lors des journées de la filière bovine de Coop de France. « Nous nous sommes organisés autour des États généraux avec pour thématique centrale le revenu des agriculteurs. Nous y avons exposé nos convictions, quatre en l’occurrence : la conquête de marchés, la performance et la compétitivité des exploitations, les relations commerciales avec la grande distribution et la stabilisation de l’environnement économique », explique Jacques Poulet de Coop de France. Les États généraux permettent également à Coop de France de se pencher sur les attentes sociétales. « Il était important pour nous d’être présents et porteurs d’arguments. On ne doit pas laisser les ONG donner toutes les réponses et en subir ensuite les conséquences sur nos exploitations », souligne Bruno Colin, président de la section bovine de la filière bétail et viande de Coop de France.

Dans ce contexte d’attentes sociétales de plus en plus fortes, Coop de France s’est également positionné sur le bien-être animal, notamment dans les centres de rassemblement. « Nous réfléchissons actuellement à l’introduction dans les centres de rassemblement d’un responsable de la protection animale pour prévenir les problèmes sur cette problématique », souligne Jeanne Guégan, chargée de mission bien-être animal. « Le bien-être représente une inquiétude. On nous en demande toujours plus sans valeur ajoutée mais l’anticipation est de mise. Il est essentiel de répondre aux attentes sociétales et d’expliquer nos actions », ajoute sur ce point Bruno Colin.

Faire évoluer l’offre

« L’offre et l’image de la viande bovine ne sont plus en phase avec la société. Il est impératif d’évoluer », a insisté Denis Lerouge d’Interbev, avant d’ajouter : « Certes, le hamburger est le nouveau plat emblématique des jeunes mais ce n’est pas suffisant. Il faut multiplier les offres de produits conformes aux attentes des consommateurs, en matière de qualité, de plaisir, de praticité et capables de s’intégrer aux apéritifs, aux salades, aux plats à emporter… ».

Côté sanitaire, Coop de France travaille à la rédaction d’un cahier des charges voué à améliorer la prévention des maladies respiratoires des broutards pour une entrée sereine en engraissement. Neuf coopératives participent à sa conception. « On cherche également à inscrire cette démarche dans le plan EcoAntibio 2 », note Emmanuel Garin, vétérinaire Coop de France.

(1) Fédération représentant 2 600 entreprises coopératives agricoles et 40 % de l’agroalimentaire français

Lancement d’une plateforme digitale

Coop de France a mis en ligne sa nouvelle plateforme digitale, www.lacooperationagricole.coop, afin de renforcer le dialogue avec le grand public et les liens avec les consommateurs. « Aujourd’hui la communication, c’est le numérique et le digital ! D’où ce choix. Associées aux réseaux sociaux, les coopératives agricoles peuvent témoigner sur cette plateforme de leur engagement durable en matière d’agriculture et d’alimentation, en s’appuyant sur des exemples concrets », observe Bruno Colin.

Suite à une étude en « data sémantique » sur l’expression des attentes des internautes en matière d’agriculture, d’alimentation mais aussi de développement durable et de citoyenneté locale, dix thématiques majeures ont été identifiées (qualité et traçabilité, territoires ruraux, agriculture durable et bio, économie et emplois, etc.) comme autant d’espaces de dialogue ouvert et global.

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