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Des repères sur les coûts de fonctionnement des bâtiments

Pour raisonner l'investis- sement dans un bâtiment pour vaches allaitantes, il ne faut plus étudier les coûts d'investissement seuls, mais intégrer à la réflexion les coûts de fonctionnement du système. Des références sont proposées par les chambres d'agriculture des Pays de la Loire.

Dix types de bâtiments pour vaches allaitantes ont été comparés.
Dix types de bâtiments pour vaches allaitantes ont été comparés.
© F. d'Alteroche / archives

Une étude réalisée par les conseillers bâtiments du groupe régional des chambres d'agriculture des Pays de la Loire(1) montre l'importance du coût de fonctionnement du bâtiment dans l'analyse du coût total d'un bâtiment pour vaches allaitantes. « Les coûts de fonctionnement peuvent représenter jusqu'à 40 % des coûts annuels liés aux bâtiments. Leur prise en compte inverse parfois les comparaisons des simples coûts d'investissement. » Par exemple, les bâtiments de type raclage lisier, peu répandus parce que chers en investissement, se démarquent nettement avec un coût total annuel parmi les moins chers de l'étude. Et les systèmes paillés ont les coûts de fonctionnement les plus élevés, la part du poste « achat de paille » expliquant en grande partie cette position.

Dix types de bâtiments pour vaches allaitantes ont été comparés. Les coûts de fonctionnement intègrent le paillage mécanique ou manuel, le raclage, l'épandage des déjections, le malaxage du lisier, l'éclairage, le coût lié à la quantité de paille nécessaire et le temps que consacre l'éleveur à ces tâches. « Le coût lié à l'alimentation n'a pas été pris en compte dans cette étude, car il n'est pas discriminant. »

Les systèmes mixtes, solutions les plus économes


Les systèmes mixtes (couchage paillé accumulé et raclage lisier), y compris non couverts, sont les solutions les plus économes en investissement et en fonctionnement, d'après l'étude. « Ces systèmes sont bien adaptés à la production allaitante. En effet, ils permettent une valorisation du lisier sur prairies, assurent la propreté des animaux quel que soit le type d'alimentation, respectent les aplombs et le bien-être des animaux, et permettent d'envisager une mécanisation du raclage. »

 

(1) en collaboration avec le GIE Elevage des Pays de la Loire, des Cuma de l'Ouest et l'Institut de l'élevage en 2011.

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