Aller au contenu principal

Des éleveurs « happy » partagent leur expérience

Obione, jeune entreprise dans la nutrition, le conseil et la formation, a entamé en 2015 la démarche « happy ».

« Nous intervenons toujours dans les élevages où les premières mesures sanitaires ne permettent pas de résoudre complètement un problème. Dans ces élevages, il y a toujours des questions de confort des animaux ou d’alimentation à améliorer, qui demandent une réflexion plus large sur le fonctionnement de l’élevage », explique Lionel Reisdorffer, vétérinaire et président de Obione. « Au lieu de lister les points négatifs, notre idée est de prendre la thématique à l’envers ». Pour cela, Obione enregistre très concrètement les pratiques de ceux « qui n’ont pas de problème » et qui sont heureux dans l’exercice de leur métier. L’enquête chez les éleveurs « happy » comporte 400 questions et l’objectif est de la réaliser auprès de 100 à 200 élevages. Les informations recueillies seront ensuite analysées et des conclusions 'pratico-pratiques' en seront tirées. « Par exemple, nous constatons d’après les premières enquêtes, que les éleveurs chez lesquels le transfert d’immunité fonctionne bien ne respectent pas forcément à la lettre les recommandations des vétérinaires sur le mode de nettoyage du biberon. Par contre, ils distribuent une quantité plus importante de colostrum. » Des réunions de restitution permettront le partage. « Quand c’est un éleveur qui dit « c’est possible de mettre en place telle pratique », les autres éleveurs accueillent cette idée », observe Lionel Reisdorffer. Mises l’une au bout de l’autre, ces pratiques aboutiront probablement à une réflexion plus large sur les objectifs que chaque éleveur devrait se fixer pour être satisfait dans sa vie professionnelle. Pour être un éleveur « happy », il faut des vaches « happy ». D’abord lancée chez les éleveurs laitiers, la démarche sera déclinée chez les éleveurs allaitants l’année prochaine.

Les plus lus

<em class="placeholder">Taureau parmi les vaches pleines et suitées au Gaec de la Blonde, où la reproduction est conduite en monte naturelle.</em>
Elevage bovin : Bien comprendre la consanguinité
Présente dans tous les élevages, la consanguinité est un phénomène inévitable. Longtemps utilisée pour homogénéiser les animaux,…
Neuf races bovines locales développent le contrôle de performances

Les races bovines locales à petits effectifs connaissent une progression démographique depuis les années 80, mais manquent de…

Susana Ciscares, à la tête d'un troupeau de 70 vaches limousines. « Je ne suis pas 'écolo' mais j’aime travailler en harmonie avec la nature et j’estime aujourd’hui ...
Élevage bovins viande : « Je bénéficie de paiements pour services environnementaux »

Depuis 2018, les paiements pour services environnementaux (PSE) rémunèrent les modèles agricoles vertueux. L’Agence de l’eau…

Viande bovine : les travaux de recherche continuent sur le persillé de la viande

Le persillé de la viande est gage de goût pour les consommateurs. Après la création d’un référentiel visuel pour évaluer ce…

<em class="placeholder">Vente aux enchères Rouge des Prés</em>
Rouge des prés : un taureau adjugé aux enchères à 12 500 euros

La vente de la série 80 de reproducteurs Rouge des Prés évalués à la station de contrôle individuel du Domaine des Rues s’est…

<em class="placeholder">maison d&#039;habitation éleveurs Cantal et Voltalia Terravene</em>
Dans le Cantal, « L’agrivoltaïsme finance le portage foncier pour notre installation en bovins viande et chèvres laitières »
Anaïs Lafon et Adrien Perrotin préparent leur installation avec des aubracs et des chèvres dans le Cantal. Terravene assurera le…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande