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Bovins Croissance
Des données sur le comportement au sevrage bientôt collectées en ferme

D’ici trois ans, il est prévu de mettre en place des index sur l’appréciation du comportement au sevrage. La collecte des données nécessaires à cette nouvelle évaluation va bientôt débuter.

© source : Institut de l'Elevage

Pour à terme, donner de nouveaux outils aux éleveurs, une collecte du comportement des veaux au moment du sevrage va débuter dès ce printemps dans les élevages adhérents au contrôle de performances.

Au-delà de la valorisation technique immédiate se traduisant par un meilleur repérage des animaux les plus vifs et agressifs, l’objectif est de réaliser une évaluation génétique à partir de ces mesures.

« D’ici quelques années, les éleveurs pourront disposer d’index sur le comportement au sevrage, au même titre que les index sur le potentiel de croissance (CRsev), le développement squelettique (DSsev) ou le développement musculaire (DMsev) », explique Jean Guerrier, ingénieur au service sélection des races allaitantes à l’Institut de l’élevage. « Cela constituera un outil supplémentaire pour mieux choisir les animaux reproducteurs.

» Pour cela, deux nouvelles données vont être enregistrées peu avant le sevrage, au moment de la pesée et du pointage des veaux. Elles seront collectées par les techniciens Bovins Croissance qui passent habituellement dans les exploitations. Précisons que cela ne se traduira pas pour l’éleveur par une manipulation supplémentaire de ses bovins ni par un renchérissement du coût des chantiers de pesée et de pointage réalisés chez les éleveurs.

L’une des données sera collectée juste après l’entrée du veau en cage de pesée. « Le technicien comptera alors le nombre de mouvements réalisés par l’animal au cours des dix premières secondes, à partir du moment où la porte arrière du système de contention est fermée. Pour cela, les techniciens ont été formés pour savoir quels sont les différents mouvements à comptabiliser (mouvements de pieds, de corps, de tête). Ils se positionneront de trois quart arrière par rapport à l’animal, sans aucune personne à l’avant de la bascule. » Au cours de ces 10 secondes, que ce soit l’éleveur ou son technicien, les manipulateurs doivent éviter de discuter. De plus, tout au long d’une même série de pesées, il conviendra de privilégier les mêmes personnes car les animaux sont vite sensibles au comportement des manipulateurs. L’animal retrouve ensuite ses congénères.

Le second test d’évaluation aura lieu au moment du pointage morphologique des animaux (en box ou au pâturage) en enregistrant alors la posture la plus fréquemment prise par l’animal lors de la durée du pointage des 19 postes morphologiques. « À ce moment-là aussi, il ne faut pas qu’il y ait plus de deux personnes (le pointeur et l’éleveur) de façon à rester discret pour ne pas influencer le comportement des veaux ni celui de leur mère. » La codification de la note est fonction de la posture de l’animal (voir tableau). « Notre ambition est désormais que ces enregistrements de données puissent concerner le plus possible d’animaux et d’élevages pour un maximum de races. »


PAS AVANT 2015


Mais, il faudra ensuite un certain temps avant que cette nouvelle indexation soit publiée. Après le démarrage de la collecte cette année, puis sa poursuite les années suivantes, ces résultats seront analysés puis traités. Ce n’est qu’à l’horizon 2015, voire 2016, que la publication de ces premières indexations est envisagée.

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