Aller au contenu principal

Bovins Viande : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière viande bovine dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches al

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

De nouveaux méteils riches en légumineuses

Moins de céréales et plus de légumineuses dans le mélange, qui est récolté précocément avant l’implantation d’un maïs. C’est une nouvelle formule de méteils testée par un groupe d’éleveurs laitiers de Bretagne.

Le nouveau fourrage affiche souvent moins de 20 % de MS à la récolte.
Le nouveau fourrage affiche souvent moins de 20 % de MS à la récolte.
© Chambre d'agriculture 35

Un groupe d’éleveurs laitiers suivis par la chambre d’agriculture d’Ille-et-Vilaine teste depuis un an le « méteil dérobé », qui a pour but de fournir un maximum de protéines. La composition est de 15 kilos/hectare d’avoine, 50 kg/ha de pois fourrager, 30 kg/ha de vesce, 50 kg/ha de féverole pour un semis en octobre. En zone plus tardive, pour un semis fin octobre début novembre, l’avoine est montée à 30 kg/ha et la vesce à 40 kg/ha. L’objectif est de récolter avant la chute des PDI, et avec une valeur UF pas trop pénalisée. Le stade début d’épiaison de la céréale est à viser. Souvent la fauche intervient mi-mai, et certaines années elle est possible fin avril. « Une astuce consiste à semer dans les mélanges à haute valeur protéique un peu d’orge avec la céréale. Quand l’orge épie, c’est qu’il est temps de récolter », conseille Jérémy Guil de la chambre d’agriculture d’Ille-et-Vilaine. Ce fourrage a une forte teneur en eau à la récolte (souvent moins de 20 % de MS). Pour atteindre les 30 % de MS nécessaires à la réussite de l’ensilage, un fanage se révèle en général nécessaire. « Si le temps est beau, il est aussi possible de juste laisser sécher à plat au sol une journée avant d’ensiler », fait remarquer Benoît Possémé de la chambre d’agriculture de Bretagne. « Ce type de méteil est difficile à enrubanner : le taux de 40 % de MS est rarement atteint. Si on attend juin-juillet pour faucher, le risque de verse est très important. » Ceci du fait que le rôle de tuteur des céréales est moins bien assuré que dans le cas d’une composition de méteil classique. Autre particularité, l’effet barrière des céréales contre les maladies est moins marqué et le mélange peut faire l’objet d’une attaque de botrytis.

14 à 19 % de MAT contre 10 à 12 % pour un méteil classique

Le rendement obtenu dans le groupe s’est élevé à 5 à 7 tMS/ha, soit beaucoup moins que pour un méteil classique triticale/pois qui fournit 8 à 12 tMS/ha. Mais le but recherché est atteint : la teneur en protéines est améliorée par rapport à un méteil classique, avec en moyenne 15 % de MAT contre plutôt 10 à 12 % en général pour un méteil classique. Et la valeur énergétique est quasiment identique à celle d’un bon méteil classique (autour de 0,85 UFL). Cependant, entre les différents éleveurs du groupe, une variabilité conséquente des résultats est observée. La teneur en MAT a varié de 14 à 19 % selon la date de récolte et les stades des différentes espèces du mélange. Le coût total des semences est élevé, à environ 200 euros par hectare, auxquels s’ajoutent environ 250 euros par hectare de frais de récolte. Le bilan est intéressant à l’échelle de la parcelle avec les deux récoltes qui fournissent 15 à 20 tMS/ha de fourrage dans l’année. Les éleveurs cultivent en effet un maïs précoce après l’ensilage du méteil. « Ce type de conduite est sans doute à réserver aux sols de qualité. En sol très séchant, cela ne fonctionnera vraisemblablement pas, car le maïs ne disposera pas de suffisamment d’eau », précisent les conseillers. Même si on manque encore de références sur ce type de fourrages, ils constituent une piste pour créer un fourrage apte à la croissance de bovins allaitants.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Bovins Viande.

Les plus lus

Vignette
La baisse de production se confirme
La décapitalisation bovine française se confirme, accentuée par l’impact sanitaire de la FCO. Les disponibilités en animaux…
Vignette
'L'exploitation' Travailler seul et améliorer la génétique
Francis Chopinaud, éleveur au Chaulsein en Creuse, est le chef d’orchestre d’une exploitation où tout a été pensé pour pouvoir…
Vignette
'Astuce' Un araseur de bouses et taupinières
À Saint-Aubin-en-Charollais en Saône-et-Loire, Simon Dumontet a réalisé un outil bien pratique pour niveler le sol et araser…
Vignette
"L'accord avec le Mercosur semble n'avoir jamais été aussi proche"
Dans un communiqué du 28 mai, la FNB appelle une nouvelle fois le gouvernement à répondre concrètement à ses interrogations. L'…
Vignette
De la sécurité avec des méteils semés sous couvert de prairies
Chez Denis Briantais en Indre-et-Loire. L’éleveur s’est relevé des crues de 2016 et a passé 2018 sans trop de problèmes, grâce en…
Vignette
En Argentine, cherche gaucho désespérément
Pour les propriétaires et gérants d’estancias, pas facile de trouver le gaucho idéal. Dur et mal payé, le métier peine à attirer…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande