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Conforter les disponibilités en bois issu des haies

Utilisateur de bois pour chauffer sa maison et « pailler » une partie de ses animaux, Gérard Vernis laisse « monter » la plupart de ses haies pour conforter les disponibilités en bois de son parcellaire.

À Franchesse, au cœur du bocage bourbonnais, la petite route qui conduit au domicile de Gérard Vernis est bordée de haies épaisses où, en cette fin d’été, le rouge vif des baies d’aubépine contraste avec le vert profond des feuilles de noisetiers. « J’ai toujours été soucieux de conserver les gros arbres présents le long des haies en veillant à préserver les jeunes tiges destinées à venir les remplacer », souligne Gérard Vernis, à la tête d’un élevage charolais inscrit avec 60 mères conduites en bio depuis 2010. Mis à part la vente de quelques reproducteurs, ses mâles sont castrés et vendus finis entre 36 et 40 mois. « En 2008, je suis allé en Normandie où j’ai rencontré des éleveurs déjà bien avancés sur cette valorisation du bocage. Cela m’a ouvert les yeux », souligne celui qui est également maire de son village.

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