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Confédération paysanne : L'aide d'urgence est une réponse insuffisante à un problème global

Pour la Confédération paysanne, l'aide d'urgence annoncée par Jean Castex marque la reconnaissance des difficultés rencontrées par les éleveurs, mais elle est inadaptée face à la crise durable que connaît la filière bovins viande.

© C. Delisle - archives

A la suite d'une rencontre avec le cabinet du Ministre de l'agriculture, la Confédération paysanne réagit dans un communiqué en date du 11 mars 2021 sur l'aide d'urgence pour la filière bovins viande portant sur une enveloppe de 60 millions annoncée par Jean Castex. "L'aide proposée est intéressante car elle n’est pas liée aux volumes de production. Cependant, elle demeure inadaptée à la crise durable que connaît l'élevage allaitant."

L'organisation propose d'abord une simplification des critères d'atttribution de cette aide, en la basant sur un forfait unique par actif, accessible à toutes les fermes ayant une activité d'élevage bovin viande et justifiant d'un revenu bas en 2020. L'Etat prévoit en effet de baser le montant de l'aide sur la perte de revenus en 2020, et la Confédération paysanne estime que ceux qui ont déjà touché un revenu faible en 2019, et ceux dont les exploitations sont diversifiées et n'ont pas le taux de spécialisation bovins viande requis, pourraient sinon être exclus du dispositif.   

Un véritable plan d'actions pour la filière bovins viande


"Cette aide marque la reconnaissance par le gouvernement des difficultés des éleveurs et des éleveuses. Elle reste insuffisante face à l'ampleur de la crise." La Confédération paysanne demande un véritable plan d'actions pour la filière viande bovine pour redonner des perspectives à l'élevage allaitant.

L'organisation demande d'abord l'arrêt de toutes les négociations relatives aux accords de libre-échange et la réécriture de la loi issue des Etats généraux de l'alimentation, afin d'interdire l'achat des produits alimentaires en-dessous des prix de revient par les industriels et la grande distribution.

Elle demande également "un soutien public appuyé aux initiatives de relocalisation et de reprise en main de la filière viande par les éleveurs et les éleveuses et les pouvoirs publics, via les plans alimentaires territoriaux, l'approvisionnement des cantines scolaires et l'appui aux abattoirs de proximité et mobiles."

Et le dernier point porte sur la PAC, "réellement redistributive, qui soutient les paysan.nes et non le nombre d'hectares, et qui permet de
maintenir l’élevage allaitant paysan et extensif valorisant les surfaces herbagères."

 

Lire aussi : FNB : l'aide d'urgence est un premier signe positif mais insuffisant

Lire aussi : Mobilisation agricole le 9 mars dans un large Massif Central

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