Aller au contenu principal

Agritourisme
Chez Isabelle et Roland Annonier, la conduite du troupeau a été profondément remaniée

Roland Annonier a changé son fusil d´épaule. Le système fourrager a été désintensifié et des génisses très lourdes sont engraissées lentement.


Du « système vendéen », c´est-à-dire cinquante vêlages et vingt-cinq jeunes bovins sur cinquante hectares avec une rotation blé - maïs - RGI, l´éleveur est passé à un système beaucoup moins intensif.
« Le nombre de vêlages a été réduit à environ quarante, et les prairies à base de fétuque, ray-grass et trèfle blanc ont pris de l´importance au détriment de la surface en maïs. » Les betteraves fourragères ont aussi fait leur apparition dans l´assolement.
« Elles nous intéressent pour leurs atouts agronomiques et zootechniques, mais aussi car elles permettent de finir lentement les animaux : on gagne en qualité de viande et cela facilite la gestion des plannings d´approvisionnement. » Une bête finie aux betteraves et au foin peut attendre jusqu´à trois semaines d´être abattue sans devenir trop grasse.
480 kilos de carcasse à 42 mois
Pour fournir la ferme auberge qui représente la moitié des débouchés pour ses femelles - les autres passent dans un circuit traditionnel - Roland Annonier engraisse des génisses jusqu´à quarante -quarante-deux mois. Celles-ci, au niveau génétique respectable, atteignent alors en moyenne un poids de 480 kilos de carcasse.
« Elles seraient bien sûr difficiles à bien placer dans les circuits classiques, mais la ferme auberge me les paie 0,80 à 1  de plus au kilo que le prix de marché. » Et en plus de cette excellente plus-value au niveau de l´élevage, la ferme-auberge réalise encore une marge propre.
Quelques mâles sont conduits en veaux sous la mère, au cours de l´hiver uniquement afin de ne pas créer de contrainte de travail en période de pâturage, avec l´appui « technique » de deux belles Normandes. Ils sont essentiellement vendus en direct, et des jeunes bovins continuent d´occuper deux des cases du bâtiment.

Les plus lus

sécheresse Allier charolaises éleveur
Sécheresse dans l’Allier : « Nous n’avons pas encore décidé si on vend ou si on engraisse nos 80 broutards »

Au Gaec de la Barre, dans l’Allier, les 170 vaches charolaises sont affouragées depuis mi-juillet et les stocks fondent à vue…

<em class="placeholder">parcelle de teff grass le 31 août 2026</em>
Fourrages : « J’ai implanté du teff grass fin juin, je vais m’en sortir mieux qu’avec de l’herbe »

Matthieu Peyrat, éleveur de vaches Aubrac dans le Puy-de-Dôme a implanté du teff grass après orge. Malgré des craintes dues à…

sécheresse prairie temporaire Manche retour de la pluie août 2026
Prairies : Se préparer au retour des pluies

Il faudra au moins 30 mm de pluie et une dizaine de jours pour permettre de relancer la minéralisation ainsi que la pousse de…

Journée Charolaise : Une édition 2026 portée par la mobilisation des éleveurs

Le 2 septembre, la "journée Charolaise" a rassemblé pour le concours national des veaux 260 jeunes reproducteurs issus de 90…

Limousine : Un taureau vendu aux enchères 67100 euros

Au Festival de l'élevage de Brive-la-Gaillarde, KBS Genetic organisait le 22 août sa 34ème "vente prestige" de reproducteurs…

<em class="placeholder">Chargement de bovins de types broutards, laitiers et des taureaux par la cooperative EMC2 dans des exploitations bovines des Ardennes. Remise du passeport de bovin par les ...</em>
La dématérialisation des passeports bovins se profile
L’État s’est engagé à financer la dématérialisation des passeports et des cartes vertes, ainsi que la refonte de la base de…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande