Du « système vendéen », c´est-à-dire cinquante vêlages et vingt-cinq jeunes bovins sur cinquante hectares avec une rotation blé - maïs - RGI, l´éleveur est passé à un système beaucoup moins intensif. « Le nombre de vêlages a été réduit à environ quarante, et les prairies à base de fétuque, ray-grass et trèfle blanc ont pris de l´importance au détriment de la surface en maïs. » Les betteraves fourragères ont aussi fait leur apparition dans l´assolement. « Elles nous intéressent pour leurs atouts agronomiques et zootechniques, mais aussi car elles permettent de finir lentement les animaux : on gagne en qualité de viande et cela facilite la gestion des plannings d´approvisionnement. » Une bête finie aux betteraves et au foin peut attendre jusqu´à trois semaines d´être abattue sans devenir trop grasse.
480 kilos de carcasse à 42 mois
Pour fournir la ferme auberge qui représente la moitié des débouchés pour ses femelles - les autres passent dans un circuit traditionnel - Roland Annonier engraisse des génisses jusqu´à quarante -quarante-deux mois. Celles-ci, au niveau génétique respectable, atteignent alors en moyenne un poids de 480 kilos de carcasse. « Elles seraient bien sûr difficiles à bien placer dans les circuits classiques, mais la ferme auberge me les paie 0,80 à 1 de plus au kilo que le prix de marché. » Et en plus de cette excellente plus-value au niveau de l´élevage, la ferme-auberge réalise encore une marge propre. Quelques mâles sont conduits en veaux sous la mère, au cours de l´hiver uniquement afin de ne pas créer de contrainte de travail en période de pâturage, avec l´appui « technique » de deux belles Normandes. Ils sont essentiellement vendus en direct, et des jeunes bovins continuent d´occuper deux des cases du bâtiment.
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