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Aide à l'UGB : « Cette nouvelle PAC est pénalisante pour les naisseurs-engraisseurs »

Cédric Mandin, éleveur naisseur-engraisseur de 250 vaches de race charolaise et leur suite sur 270 hectares, témoigne des incidences de la refonte des aides bovines dans le cadre de la nouvelle Pac.

Cédric Mandin, éleveur naisseur-engraisseur de 250 vaches de race charolaise et leur suite sur 270 hectares à Sainte-Cécile (85) en Gaec avec son frère
Cédric Mandin, éleveur naisseur-engraisseur de 250 vaches de race charolaise et leur suite sur 270 hectares à Sainte-Cécile (85) en Gaec avec son frère
© C. Mandin

« Auparavant avec l’ancien système d’aides PAC, nous arrivions à activer les aides pour toutes les vaches, mais maintenant nous sommes limités à 120 UGB. Sur notre système naisseur-engraisseur, nous avons suffisamment de surfaces fourragères pour ne pas être pénalisé par le chargement. Et le fait d’être en Gaec nous permet de bénéficier du principe de transparence. Pour nos vêlages d’automne, nous déclarons dès le 2 janvier, nous n’avons pas changé nos habitudes suite à la réforme de la PAC. J’estime que, sur notre exploitation, la baisse des aides s’élève à environ 7 000 euros. Nous devrions percevoir tout au plus 25 000 euros d’aides cette année. Nous n’avons pas la capacité à compenser cette perte, et notamment au niveau de l’écorégime. 

Comme nous avons une diversité de cultures mises en place, nous touchons le niveau supérieur de cette aide. Or, nous comptions sur le niveau de 82 euros par hectare pour compenser la baisse des aides animales. Mais le niveau final a été revu à 62 euros. Si on multiplie 20 euros par 270 hectares, ça chiffre à une perte de 5 400 euros. Nous avons demandé l’aide aux protéagineux, mais elle n’a toujours pas été versée. Cette nouvelle PAC est pénalisante pour les systèmes naisseur-engraisseur. Quel que soit le système, elle n’encourage pas à garder les animaux. »

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